Entre la sécurité sur le continent et une Grande Muraille verte, la Chine vient de valider plusieurs projets signés il y a quelques années avec l’Union africaine.

«La Chine va renforcer sa coopération avec l’Union africaine (UA) en matière de sécurité et de maintien de la paix», a affirmé Kuang Weilin, ambassadeur de Chine auprès de l’UA.

Ce dernier a expliqué à l’agence de presse Xinhua, que «la paix et la sécurité étaient l’un des principaux domaines de coopération entre la Chine, l’UA et les pays africains, notamment par le biais d’une aide militaire et de programmes de formation à la sécurité».

Présent au 7ème Forum de haut niveau de Tana sur la sécurité en Afrique,  Kuang Weilin a assuré que son pays travaillait actuellement, en collaboration étroite avec l’UA, pour mettre en pratique un engagement pris en 2015, selon lequel elle a promis de fournir 100 millions de dollars (82 millions d’euros) d’aide militaire à la Force de réserve africaine (ASF).

«J’ai cru comprendre que beaucoup de progrès avaient été faits dans l’application de ce programme, notamment par la livraison d’équipements de maintien de la paix. Nous pourrons en constater les résultats dans un proche avenir», a assuré ce dernier.

D’ailleurs, la Chine a approuvé un projet visant à offrir un soutien technologique à la construction de la Grande Muraille verte de l’Afrique, d’après l’Institut d’écologie et de géographie du Xinjiang sous l’égide de l’Académie des sciences de Chine.

Proposée par l’Union africaine en 2007, l’initiative de la Grande Muraille verte de l’Afrique vise à empêcher la désertification due à la sécheresse, à la famine et à la pauvreté à travers la région du Sahel.

Selon Lei Jiaqiang, directeur de l’institut, la Chine coopérera avec la Mauritanie, le Nigeria et l’Ethiopie, et d’autres pays africains, pour «diagnostiquer systématiquement la désertification et les besoins techniques dans la région».

Ce dernier a assuré que «le projet apportera en Afrique les technologies, les matériaux et les produits de la Chine pour la prévention et le contrôle de la désertification, et permettra d’effectuer des évaluations sur l’adaptabilité environnementale».

Le projet de Grande Muraille verte inclut également la formation du personnel et le renforcement des capacités en matière de lutte contre la désertification dans les pays africains.