Le président chinois Xi Jinping et la Première ministre britannique Theresa May ont souhaité « forger une version renforcée de l’âge d’or des relations bilatérales ».

La Chine tient à profiter du Brexit pour s’attirer les faveurs de Theresa May. « Les portes de la Chine seront de plus en plus ouvertes vers la Grande-Bretagne », a promis le Premier Ministre Li Keqiang, lors de sa rencontre avec cette dernière.

« C’est le bon moment pour réfléchir au renforcement de l’âge d’or entre Pékin et Londres », s’est réjouie la cheffe du gouvernement britannique en annonçant qu’elle signera des accords pour une valeur de plus de 10 milliards d’euros.

Des règles fixées par le président chinois

Pour Xi Jinping, « la paix, le développement et la coopération gagnant-gagnant étaient devenus le courant dominant de l’époque ». Raison pour laquelle, les deux pays « doivent se conformer au courant de l’époque, répondre aux besoins de leur étape respective de développement et de la coopération bilatérale, et ajouter un nouveau sens aux relations bilatérales afin de forger une version renforcée de l’âge d’or« , a indiqué Xi Jinping à Theresa May.

Une déclaration entendue par la Première ministre, qui a laissé entendre qu’elle était prête à tourner le dos à l’Union européenne : « nous serons un pays capable de mener une politique commerciale indépendante ».

En vue du renforcement de la coopération sino-britannique, Xi Jinping a fait quatre propositions pour le futur développement des relations bilatérales. Les deux pays doivent

  • considérer et concevoir le futur développement des relations bilatérales d’un point de vue stratégique et de manière complète.
  • oeuvrer ensemble pour promouvoir la coopération économique et commerciale.
  • renforcer les échanges et la coopération au sein des institutions multilatérales comme les Nations unies, le G20 et l’Organisation mondiale du commerce, afin de résoudre les défis mondiaux.
  • renforcer les échanges culturels et entre les peuples.

Une phase économique crucial pour Londres

Theresa May poursuivait son opération séduction afin de convaincre Beijing que le Royaume-Uni pourra mener une politique commerciale ambitieuse après avoir quitté l’Union européenne (UE).

9 milliards de livres (10,2 milliards d’euros) d’accords commerciaux seront signés durant cette visite, a-t-elle assuré sans donner de détails, soulignant que Londres et Beijing allaient accélérer leurs discussions pour lever des barrières commerciales.

Ainsi le marché chinois pourrait redevenir accessible « dans les six mois » à la viande de boeuf britannique, a affirmé la Première ministre. De son côté, le gouvernement chinois devra se montrer accommodant, selon Cui Hongjian, chercheur de l’Institut chinois d’études internationales.

Ce dernier a expliqué à l’Agence France Presse que « partenaire stratégique du Royaume-Uni comme de l’UE, la Chine espère que le Brexit offrira des opportunités favorables aux deux parties ».

La banque britannique Standard Chartered a annoncé le 1er février avoir conclu un protocole d’accord avec la banque publique China Development Bank, prévoyant que celle-ci mette à sa disposition jusqu’à 10 milliards de yuans (1,28 milliard d’euros) de capitaux pour financer des projets liés aux « Routes de la soie ».

Chine et Royaume-Uni renforcent « l’âge d’or » des relations