De notre partenaire Chinafrique.com – Que je sois en Afrique, en Chine ou n’importe où ailleurs dans le monde, j’adore la littérature, le jazz et le cinéma. Je suis originaire de Maputo, la capitale du Mozambique.

Le 23 février 2019, j’ai atterri à Beijing avec une valise contenant quelques habits et quelques livres, mais surtout une profonde envie d’explorer la capitale chinoise. Même si j’avais emporté une dizaine de livres avec moi, je craignais de les terminer trop rapidement. Je ne savais pas à quoi m’attendre en matière d’accès aux livres à Beijing. Les amis de mon pays, arrivés avant moi, ne m’avaient pas indiqué où il était possible de trouver un peu de lecture.

Par une froide soirée de février, mes amis et moi avons décidé de sortir et trouver de quoi lire. Nous avions entendu parler d’un endroit, où il était possible de lire, d’acheter des livres et de regarder des documentaires. Ce fut ma première visite dans un tel endroit et je ne suis probablement pas l’unique étranger à avoir trouvé celui-ci aussi fascinant.

Le temps était glacial. Dans un recoin, un escalier décoré avec les titres de classiques internationaux signalait l’entrée : Lolita, Cent ans de solitude, La Métamorphose et bien d’autres encore… Je n’avais jamais rien vu de tel. Je sentais que ce lieu pouvait devenir ma « seconde maison » et j’étais heureux.

Mon amour pour Beijing venait d’éclore mais à l’intérieur, quelque chose de mieux m’attendait encore : «Livres d’occasion à partir de 20 yuans (2,9 dollars)», indiquait une pancarte. Je regardais les étagères, je voulais tout avoir. Ce magasin possédait un nombre impressionnant de titres en mandarin et en langues étrangères. C’était comme un « un monde de livres » dans un petit recoin de Beijing. Les librairies en Chine abritent une collection variée d’œuvres littéraires du monde entier et il y en a pratiquement à chaque coin de rue. Certaines d’entre elles sont même numériques !

Il est facile de trouver le livre que l’on recherche en ligne ou grâce à des applications : il suffit d’entrer le nom de l’auteur ou le titre. Voilà ce que j’aime en Chine. Parfois, on peut même trouver une bibliothèque à l’intérieur d’une librairie ! À Maputo, la situation est bien différente.

Le fait que la ville comporte de nombreuses librairies n’est pas la seule chose qui me fascine. Il y a également la quantité et la variété des ouvrages. Dans la rue Qianmen à Beijing, j’ai découvert une librairie colossale sur deux étages avec une étonnante diversité de livres. Je n’en avais encore jamais vu d’aussi grande. C’était comme un monde à part entière présentant une variété considérable de sujets, que ce soit en arts, en littérature, en sciences et bien d’autres encore.

Je pense que nous devrions avoir plus de librairies au Mozambique et suivre l’exemple de la Chine à cet égard. Avec plus de littérature, tout le monde peut enrichir ses connaissances et progresser dans n’importe quelle profession. En Chine depuis maintenant plus de trois mois, ma recherche et mes découvertes de librairies et de bibliothèques se poursuivent, et mon attachement pour ce pays ne cesse de croître. Désormais, j’aimerais trouver de la littérature anglophone sur la Chine, car je suis persuadé que cela m’aidera à mieux comprendre la culture chinoise.

L’auteur est un journaliste du Mozambique, actuellement inscrit dans un programme de formation de dix mois en Chine.