La condamnation de mort a été requise contre un canadien condamné en Chine pour trafic de drogue. La peine de Robert Lloyd Schellenberg, a été confirmée le 10 août en appel par un tribunal local, dans un contexte de crise diplomatique entre la Chine et le Canada.

Michael Spavor et Michael Krovig arrêtés le 10 décembre pour espionnage

Cette annonce intervient alors que la justice chinoise doit annoncer son verdict visant un autre ressortissant canadien, Michael Spavor, un consultant spécialiste de la Corée du Nord et soupçonné d’espionnage.

Son arrestation en Chine et celle d’un troisième Canadien, Michael Kovrig, avait crispé les relations bilatérales fin 2018, déjà au plus bas depuis l’interpellation au Canada, sur demande de la justice américaine, de Meng Wanzhou, directrice financière du géant chinoise, Huawei.

La confirmation de la peine de Robert Lloyd Schellenberg intervient alors que Meng Wanzhou est depuis peu devant un tribunal canadien pour la dernière série d’audiences consacrées à son éventuelle extradition vers les États-Unis.

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Dans un communiqué, le Tribunal populaire supérieur de la province chinoise du Liaoning, à Shenyang (nord-est), ville où Robert Lloyd Schellenberg était jugé, «a décidé de rejeter l’appel et de confirmer le verdict initial». «Une cour plénière a été constituée».

Le tribunal «a estimé que les faits constatés en première instance étaient clairs, les preuves fiables et suffisantes» et que la peine de mort était donc «appropriée».

Robert Lloyd Schellenberg s’était vu condamné en janvier 2019 la peine capitale. Le tribunal l’avait accusé d’avoir joué un «rôle clé» dans un trafic de drogue destiné à expédier quelque 222 kilos de méthamphétamine en Australie.

Déjà condamné dans le passé au Canada pour trafic de stupéfiants, Robert Lloyd Schellenberg affirmait être un simple touriste qui aurait été piégé. Il avait fait appel de la condamnation.

«Nous condamnons le verdict dans les termes les plus forts et appelons la Chine à la clémence vis-à-vis de Robert», a déclaré à la presse Dominic Barton, l’ambassadeur du Canada en Chine.

«Nous avons exprimé à plusieurs reprises à la Chine notre ferme opposition à cette peine cruelle et inhumaine et nous continuerons à le faire», a-t-il ajouté. Le procès en appel était survenu en mai 2019. Il aura donc fallu plus de deux ans à la justice chinoise pour prononcer son verdict.

Le Canadien, arrêté en 2014, avait été condamné en première instance à 15 ans de prison. Mais après l’arrestation de Meng Wanzhou, la justice chinoise avait estimé le verdict trop «indulgent», avant d’annoncer un nouveau procès ayant conduit à la condamnation à mort.

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Âgée de 49 ans et directrice financière du géant des télécoms, Meng Wanzhou a été arrêtée le 1er décembre 2018 à l’aéroport de Vancouver. Les États-Unis réclament son extradition pour la juger pour fraude bancaire dans le cadre des sanctions américaines contre l’Iran.