La pression sur le géant chinois des télécoms Huawei continue. Un haut représentant de la compagnie en Europe a rejeté le 7 février les accusations selon lesquelles ses équipements permettraient aux services de renseignement chinois d’espionner les communications des pays qui utiliseraient ses services.

« Récemment, Huawei a été constamment attaqué par certains pays et hommes politiques », a déclaré Abraham Liu, représentant principal de Huawei auprès de l’UE. Ce dernier a assuré dans un discours prononcé lors d’une réception pour le Nouvel An chinois à Bruxelles que « nous sommes choqués ou parfois amusés par ces allégations infondées et insensées « .

« La question de la cybersécurité devrait rester une question technique, plutôt qu’une question idéologique », a-t-il assuré. « Nous sommes toujours prêts à accepter la supervision et les suggestions de tous les gouvernements, clients et partenaires européens », a toutefois, indiqué Abraham Liu.

Cette déclaration intervient alors que plusieurs pays européens, dont la France et l’Allemagne, doutent du rôle joué par Huawei en matière d’espionnage. Plus performant et plus innovant que ses concurrents sur la technologie 5G, les occidentaux craignent que ses équipements permettent au renseignement chinois d’espionner les communications des pays qui les utiliseraient.

Pour apaiser les inquiétures, il a annoncé « l’ouverture d’un centre pour la cybersécurité à Bruxelles le mois prochain ». « Grâce à ce nouveau centre, nous espérons démontrer de manière plus transparente que nous faisons partie de la solution et non du problème », a indiqué Abraham Liu.

Le géant chinois est également confronté à des problèmes en Australie, Grande-Bretagne, Nouvelle-Zélande et Pologne. La chancelière allemande Angela Merkel a appelé à l’instauration de « garde-fous » pour s’assurer que les entreprises chinoises ne livrent pas d’informations au régime de Pékin.

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De son côté, le ministre français de l’Économie, Bruno Le Maire, a annoncé des propositions « dans les prochains jours » pour renforcer la sécurité des réseaux téléphoniques dans le cadre du déploiement de la 5G, où le chinois Huawei est leader.