Le mensuel Times Higher Education (THE) a annoncé que l’université Tsinghua est devenue le premier établissement asiatique à faire partie des 20 premières universités de son classement depuis le lancement de sa méthodologie actuelle en 2011.

Le Times Higher Education (THE) est un journal mensuel britannique spécialisé dans le domaine des études supérieures fondé en 1971 sur le modèle de Times Educational Supplement par The Thomson Corporation, qui possédait alors Times Newspaper Ltd.

Le classement de cette année a analysé plus de 86 millions de citations dans plus de 13,6 millions d’articles de recherche, ainsi que les résultats d’un sondage effectué auprès de plus de 22.000 chercheurs à travers le monde.

Selon le Classement mondial des universités 2021 du THE, l’université Tsinghua gagne trois places par rapport à 2019, se classant ainsi 20ème ex aequo, et ce malgré le chiffre record de 1.527 établissements pris en compte en 2020.

Dans le top 100, l’Université de Pékin (23e), l’université Fudan (70e), l’université du Zhejiang et l’université Jiaotong de Shanghai (100e) améliorent leur position depuis 2019. Pour la première fois depuis la création de ce top100, il y a plusieurs universités de Chine continentale en tête de classement.

Phil Baty, responsable des questions académiques auprès du Times, a expliqué à l’agence de presse Xinhua que « cette année marquait une étape importante, la Chine continentale venant perturber la domination traditionnelle des universités occidentales dans le haut du tableau en se classant pour la première fois dans le top 20, et en doublant sa représentation dans le top 100 par rapport à l’année précédente ».

Cette tendance positive pour les universités de Chine continentale « semble devoir se poursuivre, en particulier face à l’impact de la pandémie de coronavirus. Avec une baisse probable des flux d’étudiants et de professeurs internationaux à travers le monde, et de possibles difficultés de financement pour le secteur de l’éducation supérieur en Occident, il est possible que la Chine, et plus généralement l’Asie, en tirent parti », a-t-il expliqué.

« Si les talents chinois restent en Chine au lieu de migrer comme ils le faisaient traditionnellement vers les institutions occidentales d’élite, notamment aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, nous pourrions assister au début d’un rééquilibrage spectaculaire de l’économie mondiale du savoir », a-t-il ajouté.

D’après l’agence de presse Xinhua, ce classement mondial des universités du THE est l’un des classements mondiaux les plus équilibrés et les plus complets, avec 13 indicateurs de performance distincts couvrant toute la gamme des activités traditionnelles des universités les plus actives en matière de recherche, dont l’enseignement, la recherche, les transferts de connaissances et les perspectives internationales.