Au terme d’une réunion de deux jours à son siège de Genève, les représentants de l’Organisation mondiale de la santé ont reconnu le 23 janvier « l’urgence en Chine » mais a jugé qu’il était « trop tôt » pour parler « d’urgence de santé publique de portée internationale ».

Pour l’heure, l’OMS a utilisé le terme d’urgence internationale que pour de rares cas d’épidémies nécessitant une réaction mondiale vigoureuse, comme pour la grippe porcine H1N1 en 2009, le virus Zika en 2016 et la fièvre Ebola, qui a ravagé une partie de l’Afrique de l’Ouest de 2014 à 2016 et la République démocratique du Congo depuis 2018.

L’OMS a dit espérer que les mesures radicales adoptées par la Chine seraient « à la fois efficaces et de courte durée ».

« Nous avons compris que les mesures prises dans la ville de Wuhan ont résulté de l’initiative de cette ville et ne résultaient pas d’une évolution épidémiologique« , a expliqué Didier Houssin, président du comité d’urgence de l’OMS.

Ce denrier a indiqué qu’il n’y avait pour l’instant «aucune preuve» d’une transmission entre humains en dehors de la Chine.

«Nous savons qu’il existe une transmission interhumaine en Chine, mais pour l’instant elle semble être limitée à des groupes familiaux et à des travailleurs de la santé qui s’occupent des patients infectés. Pour l’instant, il n’y a aucune preuve de transmission interhumaine en dehors de la Chine, mais cela ne veut pas dire que cela n’arrivera pas», a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus lors d’une conférence de presse à Genève.

L’OMS ne recommande pas de restrictions de voyages mais oblige es aéroports à mettre en place des dépistages. L’organisation demande aussi « à tous les pays » de mettre en place des mesures pour détecter les cas de coronavirus, contre lequel il n’existe pas actuellement de traitement ou de vaccin.