La Chine a exhorté le 1er septembre le Vietnam à adopter « une vision calme et rationnelle » de ses exercices militaires en mer de Chine méridionale, après la déclaration d’opposition d’Hanoï vis-à-vis des exercices militaires chinois dans une zone située en dehors de l’estuaire du golfe du Bac Bô.

La Chine a isolé le Vietnam lors du sommet des ministres des affaires étrangères de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) qui s’est tenu en août.

Le Vietnam a tenté de convaincre les neuf autres membres de l’ASEAN de trouver un langage commun de fermeté vis-à-vis de Beijing concernant les constructions controversées d’îlots artificiels en mer de Chine méridionale.

De plus, en juillet, sous la pression des autorités chinoises, Hanoï a suspendu le forage de pétrole dans les eaux extracôtières, également revendiquées par la Chine.

Le Vietnam était profondément préoccupé par les exercices dans la région du Golfe du Tonkin, à l’extrémité nord de la mer de Chine méridionale, a déclaré la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Lê Thi Thu Hang, dans un communiqué.

« Le Vietnam propose à la Chine de cesser et de s’abstenir de répéter des actes qui compliquent la situation dans la mer de l’Est« , a ajouté cette dernière.

Lê Thi Thu Hang a également affirmé que « toute action étrangère intervenue dans la zone maritime relevant des droits souverains et de juridiction du Vietnam doit se conformer au droit vietnamien et international, a fortiori la Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982. Le Vietnam demande à la Chine d’arrêter et de ne pas reproduire les actes susceptibles de complexifier la situation en Mer Orientale« .

Le ministère vietnamien des affaires étrangères a transmis ses doléances à un représentant de l’ambassade de Chine. À Beijing, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hua Chunying, a déclaré que les forages étaient des exercices annuels de routine et étaient menés dans la partie nord-ouest de la mer de Chine méridionale.

Cette dernière a assuré que cette zone « est sous la juridiction de la Chine« , ajoutant que la Chine avait le droit d’effectuer de tels exercices dans les eaux. « Nous espérons que le côté pertinent peut le visualiser de façon calme et rationnelle », a-t-elle ajouté.

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