Le président malgache Hery Rajaonarimampianina a reçu le 7 janvier le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi, actuellement en visite officielle à Madagascar.

A cette occasion, Hery Rajaonarimampianina a confirmé auprès de Wang Yi la volonté de son pays à « participer volontairement à la construction de ‘La Ceinture et la Route’ et approfondir la coopération dans les secteurs de l’agriculture, de la pêche et du tourisme dans ce cadre ».

Satisfait de cette prise de position, le ministre chinois a indiqué que « les deux pays doivent travailler ensemble pour mettre en œuvre les engagements pris par la Chine lors du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA) en décembre 2015 à Johannesburg« .

Il a également indiqué lors d’un point presse à Antananarivo avec son homologue malgache, Béatrice Atallah, que « la Chine et Madagascar étaient en accord absolu », parvenant à « un large consensus » sur la participation de Madagascar à l’initiative « la Ceinture et la Route ».

Présentant l’initiative « la Ceinture et la Route », initiée par le président Xi Jinping, WAng Yi a évoqué les objectifs de cette nouvelle politique étrangère, visant à « encourager le développement et la prospérité communs dans l’esprit de l’ancienne Route de la soie ».

Il a également assuré qu’à « l’avenir, nous renforcerons la coopération sino-malgache mutuellement bénéfique dans le domaine des infrastructures et de la capacité de production industrielle, et ferons valoir des atouts géographiques naturels et des ressources naturelles spécifiques à Madagascar pour faire du pays un pont important et un trait d’union entre l’initiative ‘la Ceinture et la Route’ et le continent africain« .

D’autant plus que Madagascar ne profite, pour l’heure, pas pleinement des investissements chinois. D’après NewsMada, sur les 111 milliards de dollars d’investissement de la Chine en Afrique, seulement 839 millions (0,8%) concernent Madagascar.

De plus, sur 2 milliards d’investissement direct de Beijing en Afrique, 5 millions de dollars seulement vont dans la Grande île. « L’évaluation de la dynamique des relations sino-africaines permet de déceler que Madagascar reste encore en marge. Cependant, nous allons convaincre les autorités malgaches d’aller plus loin« , a indiqué une source chinoise à NewsMada.

D’après cette dernière, le retard de Madagascar s’explique par les crises politiques successives, l’absence de projet nécessitant un investissement chinois, une politique étrangère malgache encore floue.