Les Etats-Unis ont imposé des sanctions contre l’entreprise chinoise XPCC et deux responsables liés à cette société « pour leurs liens avec de graves violations des droits de l’homme contre les minorités ethniques au Xinjiang ».

L’administration américaine a lancé une série de mesure contre la Chine et notamment contre les sociétés de l’industrie de la production textile, dont plusieurs grands noms occidentaux du secteur ont recours à de la main d’œuvre ouïghours.

Le traitement par la Chine des Ouïghours, dans la province du Xinjiang dans l’ouest de la Chine, est l’un des multiples sujets de crispation des relations sino-américaines, avec Hong Kong, le commerce, les revendications chinoises en mer de Chine du Sud, ou encore l’équipementier Huawei.

Dans un communiqué, le département américain du Trésor a annoncé l’inscription sur sa liste noire de XPCC (Xinjiang Production and Construction Corps), de l’ancien représentant du Parti communiste au sein de la société, Sun Jinlong, et de l’actuel secrétaire adjoint du PCC et directeur de XPCC, Peng Jiarui.

Le Trésor américain dit avoir identifié cette société comme une organisation paramilitaire placé sous l’égide du PCC, l’accusant de « renforcer le contrôle sur la région du Xinjiang ». Les sanctions américaines impliquent le gel de tout avoir dont disposeraient cette entité ou ces individus aux Etats-Unis et l’interdiction de toute transaction entre eux et des Américains.

Créé en 1954, le « Corps de production et de construction du Xinjiang » a d’abord été constitué de soldats démobilisés, comptant désormais 3,11 millions de membres, soit plus de 12% de la population du Xinjiang, en Chine.

L’administration américaine dénonce régulièrement les atteintes aux droits de l’homme en Chine, notamment contre les Ouïghours. Le 9 juillet, Washington a sanctionné quatre responsables chinois, dont Chen Quanguo, secrétaire du Parti communiste dans le Xinjiang, et le Bureau de la sécurité publique de ce territoire autonome du nord-ouest de la Chine.

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