Les Etats-Unis sont « déçus » de l’attitude des pays musulmans qui, en dehors de la Turquie, n’ont pas dénoncé les « centres de formation professionnels » des Ouïghours dans la province du Xinjiang.

Washington a déclaré à Genève examiner « tous » les scénarios contre les responsables d’abus au Xinjiang.

Devant la presse, la cheffe du bureau de la justice criminelle mondiale au département d’Etat, l’ambassadrice Kelley Currie, a appelé les Etats musulmans à cibler la Chine. Cette dernière a ajouté que les Etats-Unis défendaient aussi le droit des Ouïghours à participer aux réunions organisées à l’ONU malgré des pressions chinoises.

« Nous regardons tous les mécanismes et instruments » possibles contre les responsables de « graves violations des droits de l’homme« , a-t-elle affirmé. Elle n’a pas souhaité en dire davantage sur les discussions en cours sur de possibles sanctions contre la Chine.

D’auta que Washington et Beijing tentent toujours de trouver un accord dans leur guerre commerciale. Lors d’une réunion le 13 mars en marge du Conseil des droits de l’homme, Kelley Currie n’a pas exclu des mesures contre des dirigeants du Xinjiang.

Au moins un million de personnes dans cette région seraient retenues dans ces camps de détention, selon des sources convergentes. Le gouvernement chinois nie ce chiffre et revendique des sites pour encadrer lutter contre le terrorisme islamique.

Beijing accuse les Etats-Unis d’utiliser les droits de l’homme pour des raisons politiques. Kelley Currie appelle à la libération des détenus arbitraires et se dit aussi préoccupée par les conditions pour les personnes en dehors de ces camps d’internement.