Les Etats-Unis veulent convaincre la Chine et les autres membres du G20 à faire davantage pour alléger la dette des pays les plus pauvres, a indiqué un haut responsable américain à l’agence de presse, Belga.

Cette question sera évoquée dans le communiqué final du sommet des vingt grandes économies mondiales (G20), qui se tient jusqu’au 16 novembre en Indonésie. « Ce qu’on va voir dans le communiqué du G20, c’est que 19 membres du G20 se sont mis d’accord pour dire que c’est une question essentielle, de premier ordre, pour laquelle nous devons agir de manière collective », a indiqué ce responsable sous couvert d’anonymat.

Le FMI et la Banque mondiale appellent régulièrement la Chine, premier créancier du monde, à s’engager dans la restructuration de la dette des pays pauvres et en développement, notamment en Afrique.

Ces deux institutions souhaitent que Pékin utilise le cadre commun de négociation mis en place par le G20. DE leurs, côtés, les États-Unis dénoncent à mainte reprise le manque de coopération de la Chine, accusée de profiter de la situation.

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D’ailleurs, la secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, a accusé en octobre la Chine de faire obstruction aux efforts internationaux visant à alléger la dette de ces pays, notamment ceux du continent africain.

«L’obstacle à de plus grands progrès est un important pays créancier, à savoir la Chine», a déclaré la ministre de l’Economie et des Finances de Joe Biden, lors d’une conférence de presse au siège du Fonds monétaire international (FMI), à Washington.

«Il y a donc eu beaucoup de discussions sur ce que nous pouvons faire pour amener la Chine à la table et favoriser une résolution plus efficace de ces problèmes», a-t-elle précisé.

Toutefois, «très peu de pays» demandent que leur dette soit traitée dans le cadre commun du FMI, avait souligné la ministre, lors d’une réunion avec ses homologues des pays de la zone euro. Parmi ceux qui l’ont fait, «la Chine est un facteur important expliquant pourquoi cela ne fonctionne pas» et Pékin «ne participe pas de manière constructive», a-t-elle dénoncé.

Selon un conseiller de Janet Yellen, l’encours total des prêts officiels chinois est évalué entre 500 et 1.000 milliards de dollars, concentrés dans les pays à revenu faible et intermédiaire, et «pas moins de 44 pays doivent désormais une dette équivalant à plus de 10% de leur PIB à des prêteurs chinois».