Les États membres de l’Union européenne se sont accordés pour sanctionner la Chine pour les violations des droits de l’homme commises contre la minorité musulmane des Ouighours dans le Xinjiang, ont indiqué ce 17 mars des sources diplomatiques européennes.

Quatre personnes et une entité seront inscrites sur la liste des sanctions de l’UE pour les violations des droits de l’Homme, si cette décision est approuvée à l’unanimité lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE lundi prochain à Bruxelles.

De son côté, Washington a sanctionné 24 hauts fonctionnaires de Beijing et de Hong-Kong, à la veille du sommet qui doit réunir, en Alaska, le secrétaire d’État américain et des responsables chinois. Les sanctions visent à montrer que Washington reste attentif à l’évolution de la situation à Hong Kong.

Alors que le Parlement chinois vient d’adopter la réforme électorale à Hong Kong, les représentants de Hong Kong doivent désormais examiner un texte qui imposerait un «test de patriotisme» à ceux souhaitant devenir élu ou haut fonctionnaire.

Désormais, pas moins de 34 responsables, de Chine continentale mais aussi de Hong Kong, sont dans le viseur de Washington. Il s’agit de hauts fonctionnaires dont les actions ont limité l’autonomie de Hong Kong, a indiqué le secrétaire d’Etat américain Anthony Blinken, dans un communiqué.

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Les nouvelles sanctions annoncées par Washington ont été prises dans le cadre du HKAA (Hong Kong Autonomy Act), et se traduisent principalement par des sanctions financières visant à limiter les marges de manoeuvre des personnes visées à l’international.

Parmi les personnes sanctionnées se trouvent 14 vice-présidents du Comité permanent de l’Assemblée nationale populaire (NPC), ainsi que des responsables de l’administration et de la police de Hong Kong.

Tam Yiu-chung, le seul délégué permanent de Hong Kong au NPC et Wang Chen qui est largement à l’origine de la loi sur la sécurité nationale imposée par la Chine, sont aussi sanctinnés par Washington.

Pour l’heure la Chine n’a pas officiellement réagi à ces nouvelles sanctions. Mais elles risquent de braquer les autorités chinoises, qui pourraient être tentées d’annuler le rendez-vous du 18 mars au cours duquel le chef de la diplomatie américaine et le conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche, Jake Sullivan, doivent s’entretenir avec les deux plus hauts diplomates chinois, Wang Yi et Yang Jiechi.