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ECONOMIE,OPINIONS

Yi Gang, « ne vous inquiétez pas » pour l’économie chinoise

Yi Gang, le vice-gouverneur de la banque centrale chinoise, a appelé la communauté internationale à « ne pas s’inquiéter » du ralentissement économique de son pays. Face aux craintes grandissantes d’un atterrissage brutal de la Chine, les responsables chinois tentent de rassurer l’ensemble des partenaires et potentiels investisseurs.

D’ailleurs, quelques heures avant les estimations de Fonds Monétaire International, les autorités chinoises ont publié une série d’indicateurs économiques parmi lesquels, la croissance du PIB. Le taux de croissance du PIB est passé de 9,3% (2011), 7,7% (2012), 7,7% (2013), 7,3% (2014), pour atteindre 7% à la mi-2015. L’objectif annuel prévu par le gouvernement est « autour de 7% », a révélé l’agence de presse, Xinhua.

A contrario, le FMI a annoncé une croissance de 6,8% pour l’ensemble de l’année 2015. Le ralentissement écoomique devrait s’accentuer en 2016 à 6,3%, selon les prévisions du Fonds, qui, n’écarte pas un risque d' »atterrissage brutal » de la deuxième économie mondiale. De son côté, la Banque mondiale a estimé la croissance non plus à 7,1% mais  de 6,9%, et la Banque asiatique de développement  (BAD) a ramené sa prévision de 7,2% à 6,8%.

Yi Gang, le vice-gouverneur de la banque centrale chinoise

Yi Gang, le vice-gouverneur de la banque centrale chinoise

Le vice-gouverneur de la banque centrale chinoise a assuré lors d’un colloque organisé en marge de l’assemblée générale FMI-Banque mondiale à Lima, au Pérou : « ne vous inquiétez pas. La Chine aura toujours une croissance moyenne à élevée dans un futur proche ».

Ce dernier a indiqué que « le besoin de matières premières (de la Chine, ndlr) continuera à être ferme et à croître », ajoutant que son pays deviendrait « dans un futur proche » le premier importateur de pétrole au monde.

Toutefois, l’Asie, l’Afrique et l’Amérique latine voient leur croissance revue à la baisse, en raison du ralentissement de la Chine. Ces continents sont dépendants de la Chine, à qui ils fournissent leurs matières premières. Face à cette analyse, Yi Gang a démenti que les importations chinoises de matières premières aient réellement décliné.

« Beaucoup de personnes parlent du ralentissement de l’économie chinoise mais en termes de volume, les importations chinoises de matières premières continuent de croître régulièrement », a-t-il indiqué. Malgré le pessimisme ambiant, de nombreux économistes restent confiant, car Beijing a lancé une série de réforme visant d’une part à corriger son système financier et d’autre part à modifier son système économique.

Les autorités chinoises veulent réorienter leur modèle économique vers une croissance plus modérée et tirée par la consommation et les services plus que par les grands projets d’infrastructure et les exportations de biens manufacturés à faible valeur ajoutée. De plus, les projets lancés dans l’économie verte pourrait permettre à la Chine de trouver une alternative à sa dépendance aux énergies fossiles, dont le coût est fluctuant et a des risques environnementaux néfastes.

D’ailleurs, le » FMI a affirmé dans son dernier rapport que « les autorités chinoises sont confrontées à un défi sans précédent pour atteindre leur objectif d’adopter un nouveau modèle de croissance et un système financier davantage basé sur les lois du marché, et réduire les vulnérabilités héritées du précédent système ».

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