Douze candidats pro-démocratie à Hong Kong n’ont pas reçu l’autorisation de se présenter aux élections législatives de septembre. Cette décision a été dénoncée par l’opposition comme une nouvelle atteinte aux libertés dans la région semi-autonome.

Nathan Law, Alex Chow et Joshua Wong

Parmi les candidats disqualifiés, Joshua Wong, celui qui avait été le visage du « Mouvement des Parapluies » en 2014. Il a assuré que « le mouvement pro-démocratie continuera de se battre à Hong Kong contre la répression menée par le pouvoir central chinois ».

« Notre résistance se poursuivra et nous espérons que le monde se tiendra à nos côtés dans les batailles à venir », a déclaré ce dernier lors d’une conférence de presse.

Vêtu d’un t-shirt noir arborant la phrase « Ils ne peuvent pas tous nous tuer », le militant de 23 ans a dénoncé la décision d’invalider les candidatures aux législatives de septembre de plusieurs des opposants les plus en vue.

« C’est sans aucun doute la période de fraude électorale la plus scandaleuse de l’histoire de Hong Kong », a déclaré le jeune homme, qui avait déjà été empêché de se présenter aux élections locales de novembre par le gouvernement hongkongais. Ces élections avaient vu le camp pro-démocratie triompher.

Pour le camp pro-démocratie, l’invalidation de ces candidatures montre la reprise en main opérée par le pouvoir central chinois à Hong Kong, qui doit normalement jouir d’une large autonomie jusqu’en 2047 en vertu du principe « Un pays, deux systèmes ».

Le 30 juillet, les autorités de Hong Kong ont informé 12 candidats pro-démocratie qu’ils n’avaient pas le droit de se présenter aux législatives de septembre, pour diverses raisons, dont leurs prises de position passées.