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DOSSIERS,Mers de Chine

290 000 m² de structures construites en mer de Chine

Un rapport fait état de la nécessité pour le gouvernement chinois de poursuivre ses constructions en mer de Chine méridionale, en dépit des inquiétudes des territoires revendiquant également leur souveraineté sur cette zone.

« En 2017, les projets chinois de construction dans la région ont couvert quelque 290 000 m2, incluant des structures de stockage souterrains, des bâtiments administratifs et un radar de grande taille », selon Nanhai.haiwainet.cn, site internet dirigé conjointement par le Service national de données et d’informations maritimes et l’édition étrangère du Quotidien du peuple.

Beijing revendique la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale, à l’instar de ses voisins comme le Vietnam, les Philippines, la Malaisie, Brunei et Taïwan.

Beijing veut améliorer sa capacité de défense

En dépit du conflit territorial existant, le gouvernement chinois a engagé ces dernières années la construction d’îles artificielles à des fins civiles ou militaires dans les archipels des Paracels et des Spratleys.

Le rapport de Nanhai.haiwainet.cn précise que les autorités ont « étendu raisonnablement la zone des îles de mer de Chine méridionale, afin d’améliorer sa capacité de défense militaire dans le périmètre de sa souveraineté et d’améliorer la vie des personnes vivant sur ces îles ».

Chen Xiangmiao, chercheur de l’Institut national pour la mer de Chine méridionale, a souligné l’amélioration de la construction des structures civiles, qui « améliorent la capacité de service public et aide à maintenir la souveraineté sur ces îles ».

D’ailleurs, les résidents de la ville de Sansha sur l’île de Yongxing, auront un accès plus stable à l’électricité, lorsqu’une centrale nucléaire sur plateforme sera mise en activité.

Le rapport indique également que la capacité de défense a été améliorée avec davantage de troupes professionnelles stationnées sur ces îles. Pour les rapporteurs, le déploiement militaire est nécessaire.

Les données de l’AMTI contestée

Le 14 décembre, le think-tank américain Asia Maritime Transparency Initiative (AMTI) a révélé la présence de nouvelles infrastructures et du matériel militaire de pointe, comme un radar à haute fréquence, observés sur le récif de Fiery Cross au nord des îles Spratleys, par le think-tank américain, Asia Maritime Transparency Initiative.

Le rapport du Center for Strategic and International Studies a souligné que la Chine a construit de nouveaux hangars, des dépôts fortifiés souterrains, des abris à missiles et des emplacements de radar qui s’étendent sur une surface de 28 hectares.

Carte des revendications en mer de Chine méridionale. Wikimedia

A cela s’ajoute, la construction de hangars, d’abris à missiles et d’infrastructures radar sur le récif de Subi, où des dépôts de munitions auraient été enterré. Idem sur le récif de Mischief.

La publication de ce rapport intervient alors le chef des forces navales chinoises, l’amiral Shen Jinlong, a averti son homologue australien, le vice-amiral Tim Barrett, que les activités de Canberra dans la région «menaçaient la paix et la stabilité» dans une zone qui compte parmi les plus importantes en termes de liaisons maritimes, a expliqué le quotidien Sydney Morning Herald.

Pour Liu Feng, un expert de la région basé sur l’île de Hainan, « le déploiement par la Chine d’équipements de défense est nécessaire pour la défense et le contrôle de la situation maritime (…) étant donné que nous faisons face à des menaces de la part des Etats-Unis et d’autres pays avec des survols fréquents de chasseurs américains dans cette zone et la tenue constante d’exercices militaires par d’autres pays dans la région ».

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