Le président sud-coréen Moon Jae-in a déclaré ce 3 mars la «guerre» au coronavirus et placé des agences gouvernementales en état d’alerte permanent.

La Corée du Sud enregistre depuis une dizaine de jours une flambée de nouveaux cas, entraïnant l’annulation ou le report de multiples événements culturels et sportifs, alors que les vacances ont été prolongées de trois semaines dans les écoles et les crèches.

«Tout le pays est entré dans une guerre contre la maladie infectieuse», a déclaré le président de centre-gauche, qui a ordonné à certaines agences gouvernementales de travailler 24 heures sur 24.

Le gouvernement sud-coréen a confirmé ce 3 mars 477 cas supplémentaires d’infection au nouveau coronavirus (COVID-19), portant le nombre total d’infections à 4.812.

A minuit (15h la veille, GMT), le nombre de patients infectés s’élevait à 4.812, soit 477 de plus que dans le rapport précédent. Trois autres décès ont été signalés, portant le bilan total des morts à 29.

Le Centre coréen de contrôle et de prévention des maladies (KCDC) a indiqué que les infections virales ont grimpé en flèche au cours des 13 derniers jours, avec 4.304 nouveaux cas signalés entre le 19 février et le 2 mars.

Le pays a relevé son alerte virale au quatrième et plus haut niveau, « rouge ».

Le nombre total d’infections à Daegu, à environ 300km au sud-est de la capitale Séoul, est de 3.600 cas, et dans la province environnante de Gyeongsang du Nord, les autorités dénombrent 685 cas.

Daegu est devenue l’épicentre de la propagation virale. Les cas d’infection sont étroitement liés aux services religieux d’une secte mineure locale, appelée Sincheoji. Le 2 mars matin, 2.418 patients, soit près de 60% de l’ensemble des cas enregistrés dans le pays, étaient liés à cette organisation. Un total de 119 cas ont été retracés à l’hôpital de Daen