Le roi du Maroc, Mohammed VI a signé avec le groupe chinois Haite un protocole d’accord pour la création de la « Cité Mohammed VI Tanger Tech ». Dans cette nouvelle ville industrielle s’installeront des centaines d’entreprises, principalement chinoises dans divers  secteurs afin de faciliter l’exportation de produits vers l’Afrique et l’Europe.

Le président Xi Jinping et le roi Mohammed VI lors de sa visite en Chine

Installé sur 2 000 hectares, ce projet colossal  fait suite à un mémorandum d’entente signé en mai 2016 entre la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, le groupe Haite, et BMCE Bank. Sa construction devrait durer 10 ans,  avec pour objectif de créer une ville intelligente internationale respectueuse de l’environnement, « intégrant l’habitabilité, l’industrie et la vitalité de l’innovation », d’après le site d’information TelQuel.

Les investissements totaux des entreprises chinoises concernées par ce projet atteindront 10 milliards de dollars (9,4 milliards d’euros). La « Cité Mohammed VI Tanger Tech » abritera des centaines d’entreprises, dont 200 d’origine chinoise dans les secteurs de l’automobile, l’industrie aéronautique, les pièces de rechange d’aviation, l’information électronique, les textiles, la fabrication de machines et d’autres industries.

D’après Lin Biao, président du groupe Haite, « parmi les destinations qui s’ouvrent aux opérateurs chinois, le Royaume du Maroc occupe une position de premier plan, compte tenu de la solidité de ses multiples atouts ». Interrogée par le site Quartz, Deborah Brautigam, directrice du China Africa Research Initiative à l’Université John Hopkins, « si les entreprises chinoises bâtissent et financent toutes les infrastructures, c’est tout bon pour le Maroc. Mais il n’y a des chances que cela ne se fasse pas comme ça », d’autant qu’« aucun contrat n’a encore été signé ».