Dans une tribune publiée sur le site Hong Kong Free Press, Siddiq Bazarwala, copropriétaire de FinTech startup à Hong Kong, a évoqué la position des minorités ethniques de l’île, assurant que «nous ne sommes pas un fardeau, mais une opportunité que notre gouvernement ignore».

Ce dernier a ainsi expliqué que

«les minorités ethniques qui représentent plus de 3,8% de la population locale, soit 254 700 résidents, à Hong Kong continuent d’être considérées comme des étrangers. Ils sont souvent discriminés lors des entretiens d’embauche, bien qu’ils fassent partie intégrante du tissu historique de Hong Kong depuis plus de 100 ans».

Siddiq Bazarwala a expliqué qu’alors que «les villes se transforment pour refléter l’évolution de la situation – et Hong Kong a en effet beaucoup changé au cours des trois dernières décennies – très peu de choses ont changé durant cette période dans la politique gouvernementale d’intégration des minorités ethniques».

Certes, il existe aujourd’hui beaucoup plus d’écoles et d’initiatives communautaires pour les minorités, «mais ces services sociaux ne sont disponibles que dans certains districts ou sont destinés aux familles à faible revenu. La grande majorité des minorités sont laissées à l’écart».

Ce dernier évoque la discrimination dans la recherche d’un emploi, rendant «futile le véritable objectif de la Commission de l’égalité des chances». Siddiq Bazarwala estime que l’embauche de personnes de divers horizons serait possible si le gouvernement mettant en place une «une campagne sincère».

Mais pour lui, «Hong Kong reste inconsciente – fière de ses gratte-ciel, de son centre financier et de ses infrastructures de classe mondiale – fermant les yeux sur ses loyers exorbitants, son coût de la vie élevé, sa pauvreté record et son système éducatif fragmenté».

Lenteur du gouvernement à agir contre les discriminations