Le corridor économique sino-pakistanais a été inauguré en novembre, reliant la ville de Kashgar, au Xinjiang, jusqu’au port de Gwadar, il ouvre sur le golfe Persique et le détroit d’Ormuz, et permet à la Chine d’accéder à l’Océan indien, sans passer par des couloirs occidentaux.

Long de 2 000 kms, passant par l’une des branches de l’ancienne Route de la Soie, ce corridor permet fait gagner énormément de temps à la Chine, qui peut exporter ses marchandises vers le Moyen-Orient.

Avec un gain de près de 10 000 kms, Beijing est désormais moins dépendante des routes maritimes passant par le détroit de Malacca, pour ses importations de pétrole du Moyen-Orient.

Le bon côté, pour le Pakistan, est que le Corridor économique sino-pakistanais (CPEC), englobe d’autres projets d’envergure, comme la construction de liaisons routières, ferroviaires, des oléoducs et réseaux de communications.

L’ensemble de ces projets constitue un apport massif d’investissements chinois jusqu’en 2031. Financé par Beijing à plus de 50 milliards d’euros, cet accord économique permettra également à la Chine d’acheminer directement ses marchandises jusqu’à l’Océan Indien et de s’approvisionner en hydrocarbures.

Le CPEC  est assurément un accord historique signé entre Beijing et Islamabad en mai 2015. Celui-ci devrait permettre la création de 700 000 emplois d’ici 2030, dans une des régions les plus pauvres du Pakistan.

Il est également prévu l’installation de centaines d’entreprises dans 37 « zones économiques spéciales », la rénovation du réseau routier et ferroviaire, le raccordement à la fibre optique visant la fin des coupures d’électricité.

Mais contrairement à ce qu’il paraît, les investissements chinois pourraient ne pas profiter aux populations, car ils risquent d’être réinjecté dans les marchés financiers chinois.

D’autant que les réformes structurelles n’ont pas été annoncé, pour permettre au pakistanais de profiter des projets financés en partie ou en totalité par la Chine.