Le tribunal de district de la province du Shandong, dans le nord-est, a déclaré que « l’indécence forcée » commise par l’homme, identifié comme étant Wang, n’était pas un crime.

L’employé a été arrêtée le mois dernier après qu’une employée d’Alibaba a déclaré avoir été agressée sexuellement lors d’un voyage d’affaires.

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Ses accusations ont été largement partagées sur les réseaux sociaux chinois, et commenté dans les médias chinois et occidentaux, dans le cadre de la campagne internationale, #MeToo.

La police de la ville de Jinan, où s’est produit l’incident, a déclaré que l’enquête était close mais que Wang resterait en détention pendant 15 jours « à titre de punition ». Selon la BBC, le Parquet populaire de la ville de Huaiyin à Jinan a ajouté que l’ordre d’arrestation de M. Wang n’avait pas été approuvé.

« Alibaba Group a une politique de tolérance zéro contre les inconduites sexuelles, et assurer un lieu de travail sûr pour tous nos employés est la priorité absolue d’Alibaba », a déclaré un porte-parole d’Alibaba à la BBC en réponse à l’annonce de l’abandon de l’affaire.

Le récit de l’incident de la femme a été publié dans un document de onze pages, dans lequel elle a déclaré que le directeur l’avait violée dans une chambre d’hôtel alors qu’elle était inconsciente après une « nuit d’ivresse ».

Cela a provoqué une tempête sur les réseaux sociaux sur la plate-forme chinoise de type Twitter, Weibo.

La femme a assuré que le directeur l’avait forcée à se rendre dans la ville de Jinan, située à environ 900 km (560 miles) du siège social d’Alibaba à Hangzhou, pour une réunion avec un client.

Elle a accusé ses supérieurs de lui avoir ordonné de boire de l’alcool avec des collègues pendant le dîner. La jeune femme a également indiqué que le soir du 27 juillet, le client l’avait embrassée. Elle se souvient ensuite s’être réveillée dans sa chambre d’hôtel le lendemain sans ses vêtements et sans aucun souvenir de la nuit précédente.

La femme a déclaré avoir obtenu des images de caméras de surveillance qui montraient que le directeur était entré dans sa chambre quatre fois au cours de la soirée.

Après son retour à Hangzhou, la femme a déclaré que l’incident avait été signalé au département des ressources humaines (RH) et à la haute direction d’Alibaba et qu’elle avait demandé le licenciement du directeur.

La jeune avait alors déclaré que les ressources humaines avaient initialement accepté la demande mais n’avaient pris aucune autre mesure. Alibaba a du faire face à une vive polémique, avant de licencier M. Wang.

Alibaba avait alors déclaré que deux dirigeants qui n’avaient pas donné suite à cette allégation avaient également démissionné. Une note a été publiée disant qu’Alibaba était « fermement opposé à la culture de la consommation forcée ».

Alibaba avait précédemment déclaré que l’homme accusé de viol avait admis qu‘ »il y avait eu des actes intimes » alors que la femme était « en état d’ébriété ».

Le journal Global Times chinois a rapporté que « l’enquête policière a montré que [la femme] avait bu environ 350 millilitres d’alcool la nuit précédente mais que personne ne l’avait forcée à boire de manière excessive ».

Il a ajouté que la victime présumée avait donné son consentement à M. Wang pour entrer dans sa chambre, après qu’un autre collègue lui ait demandé de la surveiller.

Bien que l’affaire de M. Wang ne progresse pas, les procureurs du tribunal ont approuvé l’arrestation du client qui aurait agressé la victime. Le client a été identifié par son nom de famille Zhang, et a également été licencié par son entreprise.