La Chine n’avait pas réagi le 30 mai aux annonces du président américain Donald Trump visant le géant asiatique dans un contexte de tensions, attendant le 1er juin pour le faire.

Dans une déclaration, le locataire de la Maison Blanche a annoncé le 29 mai que les Etats-Unis suspendaient l’entrée sur leur territoire de ressortissants chinois présentant un « risque » potentiel pour la sécurité du pays.

Donald Trump a également demandé à son administration de mettre fin aux exemptions accordées à Hong Kong dans le cadre de sa relation spéciale avec les Etats-Unis, pour dénoncer la loi sur la sécurité nationale voulue par la Chine à Hong Kong.

Ces annonces interviennent dans un climat explosif entre les deux premières puissances mondiales. La Chine est régulièrement accusé par le président américain d’être responsable de la propagation sur la planète du nouveau coronavirus.

Après ces déclarations tonitruantes, la Chine n’avait dans l’immédiat fait aucun commentaire, pas plus que le ministère des Affaires étrangères. Toutefois, le journal Global Times dénoncé « une conférence de presse pleine de mensonges » sur Hong Kong.

Le journal était l’un des rares à évoquer le sujet, tandis que la majorité des médias officiels mettaient l’accent sur les violences à Minneapolis aux Etats-Unis, consécutives à la mort d’un homme noir tué lors d’une interpellation policière.

Sur le réseau social Weibo, les restrictions aux visas pour les étudiants chinois annoncées par Donald Trump a suscité de vives réactions. « La force des Etats-Unis vient de son attrait pour les talents, et tôt ou tard ils en souffriront », jugeait un internaute. « De nos jours, plus personne ne veut aller aux Etats-Unis« , a ajouté un autre.

Deux jours plus tard, la Chine promet une «contre-attaque», après les annonces du président américain. «Tout propos ou action qui nuit aux intérêts de la Chine se heurtera à une ferme contre-attaque», a déclaré devant la presse Zhao Lijian, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.