Les autorités iraniennes ont annoncé que Petropars, entreprise d’état du pays, allait reprendre seule l’exploitation du champ gazier South Pars.

La compagnie pétrolière publique iranienne Petropars mettra en place le projet de développement d’un immense champ gazier, South Pars, dans le golfe Persique, après le désistement de son partenaire chinois.

La phase 11 de ce gisement, le plus grand au monde, avait fait l’objet d’un contrat de 4,8 milliards de dollars (4,3 milliards d’euros) signé en 2017. Il devait à l’origine être exploité en commun par le français Total, qui en avait pris la majorité, associé à la China National Petroleum Corporation (CNPC) et Petropars.

Or, en 2018, Total s’était désengagé après le retrait américain de l’accord sur le nucléaire iranien et le rétablissement de sanctions par Washington. CNPC avait alors annoncé reprendre la part de Total, mais la Chine apparaît revenir sur son implication. Pourtant Beijing a affirmé officiellement son soutien à Téhéran face à l’embargo américain décidé par Donald Trump.

Le ministre iranien du Pétrole a annoncé que Petropars allait reprendre seul l’ensemble du projet, après la défection des Chinois. Ce désistement chinois est un sérieux revers pour l’Iran qui comptait sur l’appui de partenaires étrangers.

Il a affirmé toutefois son intention de commencer la mise en exploitation en 2020 de la structure. Il entend aussi montrer que les sanctions américaines ne limitent pas la capacité du pays à développer ses infrastructures énergétiques.

Les autorités iraniennes doivent trouver des débouchés extérieurs pour la matière première extraite. Or la Chine limite ses achats à Téhéran par prudence, malgré son différend commercial avec Washington.