Ces animaux, dont certains atteignent le poids (500 kilos) et la taille d’un ours polaire, sont élevés a Nanning, la capital de la province du Guangxi.

D’après l’agence Bloomberg, les autorités élèvent des cochons de pèse 750 kilos, soit six fois plus que les 120 kilos habituels des membres de son espèce. Selon certains médias, les «super-cochons» pourraient devenir la norme en Chine dans les années à venir.

Certains de ces porcs sont élevés à Nanning, la capitale de la province du Guangxi, où les agriculteurs font face à la peste porcine qui a décimé les élevages de cochons. Selon les estimations de la Rabobank, une banque agricole néerlandaise, 40% de la production de porcs pourrait être perdue cette année en Chine.

Cette peste est une catastrophe pour le premier pays consommateur et producteur de porcs. En 2018, 54 millions de tonnes de porc ont été consommées dans le pays, soit 64% de la consommation totale de viande.

Le vice-Premier ministre chinois Hu Chunhua a expliqué que la situation serait «extrêmement sévère» pour le premier semestre 2020. Les «super-cochons» permettraient aux producteurs de vendre plus de viande sur un même animal et donc d’augmenter leur profit. Selon les estimations, cette hausse serait de 30% par rapport à un animal pesant 140 kilos.

Les principaux producteurs du pays, comme Wens Foodstuff Group Co ou Cofco Meat Holdings Ltd., espèrent – de leur côté – augmenter d’au moins 14 % le poids des cochons qu’ils élèvent, a expliqué un analyste de Bric Agriculture Group, un cabinet de conseil.

Un doute plane, car l’agence de presse Bloomberg ne précise pas comment les producteurs de porcs parviennent à «créer» ces « supers-cochons ».