L’Asia Maritime Transparency Initiative (AMTI) vient de publier de nouvelles images par satellite de la construction d’infrastructures en mer de Chine méridionale par la Chine.

Beijing revendique la souveraineté de l’ensemble des îles situées en mer de Chine méridionale, et y fait construire des îlots artificiels pouvant accueillir des infrastructures militaires, notamment dans l’archipel de Spratley.

Le centre de réflexion basé à Washington, a estimé que « ces structures sont une évolution des fortifications de défense ponctuelle déjà construites dans les plus petites installations de Chine sur Gaven, Hughes, Johnson et Cuarteron Reefs », situé dans l’archipel.

Pour AMTI, ces nouvelles infrastructures pourraient être des batteries antiaériennes et des systèmes de défense rapprochée (CIWS). « Ces emplacements probables de batteries et de CIWS montrent que Pékin tient sérieusement à défendre ses îlots artificiels en cas d’escalade armée en mer de Chine méridionale », a indiqué AMTI sur son site.

« Ils formeraient notamment la dernière ligne de défense contre des missiles de croisière lancés par les Etats-Unis ou d’autres contre ces bases aériennes bientôt opérationnelles », a précisé le centre.

Les nouvelles images satellites sont accessibles en ligne à l’adresse suivante: https://amti.csis.org/chinas-new-spratly-island-defenses/

De son côté, le porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères, Geng Shuang, a justifié le droit de son pays à édifier des « équipements de défense » sur des îlots de mer de Chine méridionale.

« Que la Chine, sur son propre territoire, réalise des travaux et déploie des équipements de défense nécessaires me semble assez normal« , a indiqué ce dernier. En effet, Beijing assure être le 1er pays à avoir découvert et nommé les îles de cette mer.

Elle revendique ainsi la majeure partie de la zone, réputée riche en hydrocarbures, à l’instar des Philippines, du Vietnam, du Brunei, et de la Malaisie. De son côté, la marine américaine a fait croiser ses bateaux de guerre à plusieurs reprises dans la zone au nom de la défense de la « liberté de navigation ».

Une situation vivement critiquée par Beijing : « Si vous considérez comme inadéquate la construction et le déploiement par la Chine sur son propre territoire d’équipements de défense, que dire de l’envoi de navires en mer de Chine méridionale? », a répliqué Geng Shuang.