Le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, a remis à son homologue chinois une lettre demandant que soient remis des passeports aux membres de la famille d’Ablimit Tursun, réfugié issu de la minorité ouïghoure, en vue d’un regroupement familial en Belgique.

Cette demande a été faite dans le cadre de la mission économique belge en Chine, qui s’est soldée par la signature d’une quarantaine de contrats. Beijing est de son côté restée ferme, assurant qu’une procédure judiciaire est actuellement en cours autour de cette famille, pour terrorisme.

« Nous essayons d’aider, mais il s’agit d’une famille chinoise, en Chine », a rappelé le ministre belge, déplorant par ailleurs une médiatisation très importante de l’affaire, qui selon lui ne facilite pas le règlement de ce « dossier individuel ».

Didier Reynders a réaffirmé que la Belgique avait « beaucoup de contacts » avec la famille et que les enfants allaient à l’école. Or l’association belge des Ouïghours a affirmé avant la mission économique que Ablimit Tursun était sans nouvelle de sa famille depuis déjà deux semaines.

« Nous allons continuer à défendre le dossier », a-t-il répété. Dans une seconde lettre, le ministre a également partagé la position de la Belgique et ses inquiétudes sur la situation au Xinjiang, appelant au respect des droits de l’Homme.