Pour obtenir un passeport ou un laissez-passer pour Hong Kong, Macao ou Taïwan, certains chinois d’origine Ouïgoure devront passer des tests ADN, réalisés par la police du Xinjiang. Cette dernière veut repérer les « islamistes » responsables des violences dans la région, selon la Tribune de Genève (TDG).

Auparavant majoritaire, les Ouïgours ne représentent plus que 45% de la population, soit 10 millions de personnes, contre 40% de Han résidant. En cette période de Ramadan, les autorités ont restreint pour les fonctionnaires, les étudiants et les enfants du Xinjiang les possibilités de suivre le jeûne du ramadan.

Jeune fille Ouighour Xinjiang (Wikipedia)

Jeune fille Ouighour Xinjiang (Wikipedia)

Ainsi, les restaurants ont eu la consigne de rester ouvert normalement, des administrations locales ont assuré que « les membres du Parti, les cadres, les fonctionnaires, les étudiants et les mineurs ne peuvent pas jeûner et ne doivent pas participer à des activités dans les mosquées« , selon le Wall Street Journal.

Dans un district de la capitale du Xinjiang, Urumqi, des affiches précisent que cette interdiction vaut également pour « les étudiants et les enseignants de toutes les écoles ».

Face aux difficultés croissantes des Ouïghours, une partie de la population, hostile à la politique de Beijing, s’est radicalisée et est à l’origine d’attentats meurtriers commis dans la région et en dehors. Beijing imputent ces attaques à des groupes « séparatistes » et « islamistes ».

A Altay, les responsables ont convenu de « renforcer les contacts avec les parents », pour « empêcher le jeûne pendant Ramazan » et imposer la signature d’un engagement solennel à venir travailler, selon The Kashmir Monitor, citant le message publié sur le site gouvernemental, China Ethnicities Religion.