Le gouvernement souhaite attirer les investissements étrangers dans de nouveaux secteurs d’activité, afin de freiner au plus vite la fuite des capitaux.

Le 7 décembre, la Commission nationale du développement et de la réforme de la Chine a publié une nouvelle version du « Catalogue d’orientation des investissements étrangers par secteurs d’activités », qui devrait aboutir la création d’une liste noire des domaines d’activité ne devant pas être ouverts aux investissements étrangers.

Ainsi, le gouvernement compte assouplir certaines restrictions imposées aux investisseurs étrangers, a indiqué l’agence chinoise de planification économique (NDRC). Cependant, les secteurs de l’électronique, des batteries automobiles, de l’équipements ferroviaires, l’agriculture, ou encore de la chimie sont inscrits sur la liste noire.

Cependant Chen Fengying, spécialiste en relations internationales, interrogé par l’agence de presse Xinhua, a expliqué que « ce catalogue révisé favorisera une ouverture haut de gamme pour la Chine. Il mènera les politiques concernées à être de plus en plus transparentes. Il permettra à la Chine de mieux profiter des capitaux étrangers dans le développement économique, dans la restructuration industrielle et dans la réforme et l’innovation ».

D’autant plus que « nous avons déjà ouvert l’industrie manufacturière générale aux investissements étrangers. Maintenant, nous avons besoin d’ouvrir l’industrie manufacturière haut de gamme et les domaines technologiques« , tels que les énergies alternatives et les véhicules électriques.

Dans cette dernière version du catalogue d’orientation, la commission a porté le nombre de secteurs figurants sur la liste noire de 95 l’an dernier à 62 cette année. D’ailleurs, le nouveau catalogue est composée de 3 axes : les secteurs d’activités préférentiels pour les investissements étrangers ; les secteurs d’activités restreints pour les investissements étrangers ; et les secteurs d’activités interdits pour les investissements étrangers.

Ce modèle de gestion économique vise principalement à enrayer les fuites de capitaux, qui a atteint 1’000 milliards (913 milliards d’euros) de dollars en 2015, selon l’agence Bloomberg. Contournant les contrôles, épargnants et firmes chinoises se réfugient vers des placements plus sûrs et rémunérateurs à l’étranger.

« ‘Les autorités allaient de toute façon assouplir les restrictions imposées aux investisseurs étrangers. Mais elles ont avancé le calendrier, parce qu’elles ont impérieusement besoin d’argent pour modérer la saignée des réserves de change« , a indiqué à l’AFP Liao Qun, économiste de Citic Bank International.

En effet, le cours du yuan est au plus bas depuis 2008, obligeant la Banque Populaire de Chine a puisé dans ses réserves de change, qui ont diminué de 69 milliards de dollars en novembre. Raisons pour lesquelles, les autorités veulent attirer les investisseurs étrangers, afin d’avoir un afflux de devises.