Abandonnée au XVe siècle à cause de la guerre Turco-byzantines, la route de la soie a été reprit sous une nouvelle forme économique, politique, culturelle et idéologique sous l’égide de Xi jinping qui entend faire de ces routes le centre de gravité économique mondiale.

La nouvelle route de la soie ou la ceinture de la route appelée aussi par les anglais (One Bett, One Road) , 一带一路 est à la fois un ensemble de liaison maritimes, routières , aériennes et ferroviaires entre la Chine , l’Asie ,l’Europe , et l’Afrique en passant par la Kazakhstan , la Russie, la Biélorussie, la Pologne, l’Allemagne , la France et le Royaume Unis.  

Avec un coute de financement de 3000 milliards de dollars et un délai d’achèvement en 2049 qui correspond à 100 ans [1]d’anniversaire de l’indépendance de la République populaire de Chine. Ce projet titanesque et pharaonique façonnera le paysage économique et géopolitique mondiale et rendra la Chine le leaders de la géopolitique internationale.

Ces nouvelles routes de la soie ont été dévoilée par le gouvernement chinois en 2013. Elle est l’une des priorités de la diplomatie chinoise sous la présidence de Xi Jinping.

Selon la CNN ce projet englobera 68 pays représentant 4,4 milliards d’habitants et 62% du PIB mondial.[2]

En effet, vu l’importance et la nécessité de ces routes de la soie le nombre de pays ne fait qu’accroitre au niveau géographique passant d’une soixantaine au départ a une centaine en 2017. Elle se note aussi au niveau sectoriel avec les transports initiaux, puis des projets plus larges : Energies, télécommunication, parcs industriel, projets touristiques, douaniers et juridiques.

Par ailleurs ces nouvelles routes de la soie sont aussi un garde-fous ou un parapluie pour la Chine de se défendre et de devenir le gendarme du monde dans les décennies à venir.

Pour bon nombres d’analyste géopolitique ces routes ne sont pas seulement économique mais elles sont aussi idéologiques, culturelle, et sécuritaire. Comme nous dit ERIC MOTET professeur de géopolitique d’UQAM que « ces routes ont aussi une dimension culturelle » que nous verrons un peu plus loin dans le développement de cet article.

L’importance de ces nouvelles routes de la soie dans l’économie chinoise et celle du monde.

Force est de reconnaître que l’économie chinoise est tributaire des autres économies dans certains domaines tel que les matières premières. Par exemple en 2013 par voie maritime 43% du pétrole et 38% du gaz naturel liquéfié chinois en 2012 provenaient de la péninsule arabique, et ces routes maritimes sont sujette de la piraterie au détroit d’Ormuz, au golfe d’Aden, au détroit de Malacca et en mer de Chine méridionale .

C’est états de fait mettent la Chine dans une situation de vulnérabilité et de déstabilisation de son économie à longue terme. C’est ainsi, elle veut se dotée des moyens de surveillances et de contrôles sur ces approvisionnements en cas d’attaque militaires des Etats-Unis sur l’océan indien et l’océan pacifique  qui sont très présent dans ces zones .La nouvelle route de la soie s’inscrit aussi dans un besoin de sécurisé les approvisionnements chinois dans l’océan pacifique et l’océan indien .

Ces routes de la soie permettront à la Chine d’écoulé en temps et au moment ces innombrables produits manufacturiers   sur le marché mondial à un coût très moyen chère. C’est ainsi il est vital pour la Chine de faire ces routes qui lui permettra de défendre ces intérêts économiques en terme commercial, mais aussi asseoir son hégémonie en Asie centre pour devenir le leaders mondial en longue terme.

Parlant de l’importance de la nouvelle route de la soie dans l’économe mondiale nous sommes optimiste qu’avec ces routes le monde économique connaitra un changement quantitatif et qualitatif à travers ces gigantesques infrastructures qui sont au nombres de 1500 dont une centaine des pays bénéficières.

Par ailleurs, le corridor économique sino-pakistanais (CPEC) est la plus importante des six nouvelles routes de la soie . Elle relie la Chine au port en eau profonde de Gwadar situé au golfe d’Oman en traversant le Pakistan d’une longueur de 2500 kilomètre, il évite les détours précédents. Ce corridor inclut des centrale à charbon (70% des investissements en énergie) des autoroutes à six voies , des pipelines , des chemins de fer , le raccordement à la fibre optique , la fin des coupures d’électricités [3]

Ces routes de la soie faciliteront aussi le transport routier en reliant la Chine, l’Europe, des pays de l’Asie central et de l’Afrique. C’est un chantier titanesque dont l’Europe, la Chine et les pays de l’Asie central sont pour le moment engagés dans la construction d’un nouvel axe commercial majeur. Plusieurs tronçons ont été transformés en autoroutes.

La partie Chinoise de cette autoroute sera constituées des passages par Lianyungang dans la province de Jiangsu et Xi An dans la province de Shanxi et par la région autonome Ouighour du Xinjiang. Cette autoroute pourrait alors rejoindre l’Europe en passant par Kirghizistan, l’Ouzbékistan, le Tadjikistan, le Turkménistan, l’Iran et la Turquie. Du côté chinois on achève le Xinsilu une quatre-voies de 5000 kilomètre qui relié la mer jaune au mont Tian.

Un axe qui a pour but de délester la route maritime par laquelle transitent des millions de conteneurs par an.

Deux autres routes sont envisagées pour rejoindre l’Europe : une passant par le Kazakhstan et la Russie et l’autre traversant le Kazakhstan via la mer caspienne. Cette route permettra notamment de faciliter le commerce entre la Chine populaire et les pays d’Asie central dont les échanges s’élevaient à 25,2 milliards de dollars en 2008.

Une liaison ferroviaire de la région autonome Ouighour à l’Iran et desservant le Tadjikistan, le Kirghizistan et l’Afghanistan est également envisagée.

Les voies maritimes sont aussi une priorité dans ces nouvelles routes de la soie, dont la Chine à comprit l’importance stratégique de la maîtrise de la mer et fait le nécessaire pour devenir à la fois une puissance maritime de premier ordre via ces nombreux grands ports maritimes. La Chine commence désormais à projetée sa puissance en investissant dans de nombreux ports à travers le monde à la manière des anciens comptoirs européens.

Un terminal pour Ferries, Tankers et cargos est en chantier à Alat à Bakou en Azerbaïdjan. Cette gigantesque plate forme dotée des meilleurs équipement assurera toutes les jonctions possibles entre bateaux et trains, wagon-citerne et pipelines conteneurs et et camion « Alat pourra traiter jusqu’à 25 millions de tonnes de Fret par ans contre 7 millions en 2012, depuis le vieux port de Bakou  » confirmé par Moussa Panahov (le vice-ministre des transports de Azerbaïdjan .

Le port de Gawade en Pakistan est un débouché au corridor-économique sino-pakistanaise qui se trouve au carrefour des intérêts chinois.

L’Afrique aussi a sa part de gâteau dans ce projet titanesque à travers l’Iles de la Réunion et Mayotte qui ont été les premiers a se désigne volontairement pour accueillir les réalisations de certaine infrastructure sur leurs territoires.

Il y a aussi le service ferroviaire de Djibouti-Addis-Abeba dans lequel la Chine apparaît comme le constructeur, le financier et l’opérateur. Les voies ferroviaires sont aussi une préoccupation de chinois dans ce projet millénaire.

Nous avons le service ferroviaire eurasiatique qui depuis 2011 une ligne directe est en service et relie Chongqing à Duisbourg. Le premier train à destination de Hambourg est parti de Zhengzhou en date du 18 juillet 2013.

Le 18 novembre 2014 un train de fret a quitté la gare de Yiwu pour rejoindre Madrid en 21 jours via l’Asie central avec 13000 kilomètre.

Des liaisons ferroviaires ont été mises en place en 2015 entre Rotterdam et Nanchang ; Il s’agit d’un trajet de 12000 kilomètre en 17 jours qui traverse la Russie, la Biélorussie, la Pologne et l’Allemagne. Le chemin de fer qui relie la Chine à l’Europe est le plus long du monde dont la longueur dépassée les 10000 kilomètre.

Cependant le 21 Avril 2016 un train part pour la première fois de Wuhan capitale de la province de Hebei ou 1/3 des investissements français en Chine sont sont réalisés parcourt 11000 kilomètre et arrive dans la métropole de Lyon.

D’après Wuhan-Asia-Europe (WAE) charge de l’exploitation, ce transport coûte 80% moins chère que l’Avion. Il y’a aussi un réseau à grande vitesse ferroviaire mondiale qui est en cours de déploiement pour une finalisation à l’horizon 2026.

En outre, la liaison Londre-Pekin via le tunnel sous la Manche devraient aussi prendre 48 heures, la construction est estimée à 3580 milliards de rouble. Les compagnies de chemin de fer de Biélorussie, de Russie, du Kazakhstan et de la Chine coopèrent sur ce projet.

Un tunnel sous le détroit de Béring est également à l’étude pour relié la Chine aux Etats-Unis, dans ce projet appelé (China-Russia-America).

Les nouvelles routes de la soie sont un parapluie pour la Chine dans la géopolitique mondiale ?

Après la chute de l’union soviétique à la fin du XXe siècle, la donne géopolitique du monde a changée en passant de la « bipolarité » à la « multipolarité ».

Ce changement de la carte géopolitique du monde à ouvert le débat émaillé d ‘énorme contradiction et d’influence entre les Etats, et cela a permis aux Etats autre fois connu sous le nom des Etats tiers-mondiste à participent progressivement aux débats sur la scène internationale. Parmi eux nous avons la Chine qui, autre fois ne participait pas activement à la diplomatie internationale et se concentrait seulement sur sont développement intérieur, est devenu aujourd’hui l’un des acteurs principaux sur la scène internationale à travers son économie et ses investissements massives dans les pays d’Afrique , d’Asie et de l’Europe .

Lors de la 73e session de l’assemblée générale des nation unies en décembre 2018, la Chine a plaider au côte de son partenaire français le multilatéralisme qui pour lui est la seule porte de sortie en ce XXIe siècle .

En effet, ces nouvelles routes de la soie permettent à la Chine de s’imposée et de devenir les leaders mondial en dépassant les Etats-Unis qui est sont rival. Ce projet titanesque n’est pas seulement économique mais il est aussi culturel, idéologie et sécuritaire.

Il est culturel parce que la Chine veut étendre sa culture dans le monde entier à travers ces routes et ces instituts de Confucius qu’elle à déjà implanter dans certains pays depuis 2007 qui prône la langue chinoise et la culture chinoise. C’est ainsi qu’elle a crée le soft power.

Faisant l’objet du terrorisme international depuis 2008 dans la région autonome de Xinjiang puis l’assassinat de ces ressortissants à Balûchistân et l’attentat contre son ambassade dans la capitale de Kirghikhistan, la Chine entend renforcer la sécurité de sa population à l’intérieur mais aussi à extérieur du pays.

Pour marqué sa présence sur la scène internationale la Chine commence à installer les ports à vocation civile en Birmanie, au sud de Sri Lanka et la Grèce mais aussi un port militaire en Djibouti aux côtes de ces partenaires américain japonais et français.

Pour sécurisé ces approvisionnements en hydrocarbure elle met une sécurité autour de deux grands océans à savoir : L’océan indien contre une rencontre conflictuelle probable de nouveau avec l’Inde à terme même si l’Inde a adhéré à la coopération de Shanghai, et le deuxième est l’océan pacifique contre la confrontation potentielle avec les Etats-Unis. Ces routes de la soie sont une réponse stratégique à la politique développée d’abord par Obama ensuite par Trump.

Ces routes de la soie sont aussi un projet idéologique c’est-à-dire c’est l’affirmation d’un possible alternatif au model de l’économie héritier de l’après seconde guerre mondiale par les institutions de Breton Wood, FMI, Banque Mondiale etc.….

Du point de vue idéologique , il y’a en Chine depuis des décennies une dimension nationaliste très forte qui se teinte aussi à l’idéologie de revanche a apprendre son histoire et d’un passé qui ne passe pas c’est-à-dire les humiliations que leurs ancêtres ont reçu au cours de la guerre de l’opium et de la domination japonaise qui a bouleverse la croissance de leurs économie . Les chinois veulent laver ces humiliations dont leur parent ont été victime d’ou la confrontation idéologique avec le Japon et l’occident.

Si toutefois ce projet abouti à sa fin la Chine retirera le leadership de l’Asie central à la Russie avec qui elle a eux des antécédents dans le passé et continu a en avoir malgré leurs rapprochement et leurs union dans « le club de Shanghai ». Un exemple de problème entre ces deux pays : La forte présence des migrants chinois en extrême orient russe qui provoque des dissensions ethniques.

Ce projet des nouvelles routes de la soi est un projet utopique pour les uns , riposte stratégique contre les Etats-Unis pour les autres et sans doute une opportunité pour les européens c’est-à-dire si Donald Trump ferme les frontières américaines par souci de protectionnisme, ces routes seront une aubaine pour l’économies du reste du monde particulièrement celle européennes à travers ces projets d’infrastructures auquel adhéré les pays les plus pauvre de l’Union européen. Il y’a aussi une autre importance auquel les pays européens peuvent bénéficié c’est « Les routes de la soie numérique ».

En définitif, retenons en substance que la nouvelle route de la soie est le projet qui n’a jamais été réalisé dans le monde et qui s’inscrit dans le cadre de la politique annoncée par le président Xi Jinping qui est «le rêve chinois» qui consiste à redonné la place que la Chine occupait au XIXe siècle dans le monde . Et en faisant cela elle permettra aux Etats concernés par le projet d’avoir une économie consistante, et les infrastructures qui leurs donneront la possibilité de faire face aux enjeux économique qui traverse leurs territoires.


[1] https://www.youtube.com/watch?v=RwTf-c9yL8M

[2]  Edouard Pflimlin, « La Chine veut restaurer la Route de la soie, non sans périls », Le Monde.fr,‎ 15 mai 2017

[3]  Laurence Defranoux, « Au Pakistan, un corridor chinois à prix d’or », Libération.fr,‎ 2 février 2017


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