Les banques de la République islamique ont obtenu 10 milliards de dollars (8,9 milliards d’euros) des autorités chinoises pour divers projets relatifs aux domaines du transport ou de l’énergie.

« L’accord de financement d’un montant de 10 milliards de dollars, libellé en euro et en yuan, a été signé entre la CITIC Trust et les banques iraniennes Export Developement Bank of Iran (EDBI), la Bank of Industry and Mine, Refah, Parsian et Pasarghad », d’après la Banque centrale iranienne.

Il s’agira principalement de financer des projets de développement dans les domaines du transport, de l’énergie et de l’approvisionnement en eau. Cette somme s’ajoute aux 2,5 milliards de dollars de financement obtenus du gouvernement chinois, afin de construire le réseau ferroviaire entre Téhéran, Qom et Ispahan.

Beijing est le principal partenaire économique et commercial de Téhéran. Cependant le volume des échanges commerciaux entre les deux pays ont chuté, passant de  50 milliards de dollars (44,5 mds €) en 2014 à 31 milliards ‘27,6 mds €) en 2016 avant de repartir en hausse au premier semestre 2017 avec une augmentation de 31%.

Destroyer Shenzhen 167 – Wikimédia –

La coopération entre les deux pays s’est intensifiée ces derniers années, pas seulement sur le plan économique. En juin 2017, des navires de guerres iraniens et chinois ont réalisé des manœuvres militaires conjointes dans le détroit d’Ormuz, considéré un passage stratégique majeur situé au sud de l’Iran et au nord des Emirats arabes unis et du sultanat d’Oman.

Les forces maritimes iraniennes et chinoises ont réalisé des exercices militaires au moment où les relations entre Washington et Téhéran étaient tendues, et alors qu’une crise diplomatique majeure secoue la péninsule arabique, opposant le Qatar à ses voisins, notamment l’Arabie saoudite.

Le contre-amiral chinois, Shen Hao, a expliqué à l’agence d’information iranienne IRNA, que « cet exercice naval conjoint a pouvoir objectif de renforcer la confiance entre les marines militaires de la Chine et de l’Iran ». 

Le détroit d’Ormuz est une voie commerciale essentielle du trafic maritime international, et notamment du trafic pétrolier. Il est également considéré par l’Iran – qui occupe les côtes Nord de cette étendue d’eau –comme essentiel à la défense de son littoral.