En juillet 2017, le gouvernement a publié un nouveau plan pour guider le développement de l’IA à partir de la technologie de base jusqu’aux applications pratiques.

L’ambition du pays est de devenir le numéro un mondial d’ici 2025, pour cela le plan de développement national de l’IA vise à faire passer son poids économique de plus de 150 milliards de yuans (20,1 mds€) à l’horizon 2020 à 400 milliards de yuans (53,6 mds€) d’ici 2025.

Avec ce plan, Beijing souhaite rivaliser avec les leaders américains du marché que sont Google et Microsoft . Début 2016, le gouvernement avait annoncé l’investissement de 100 milliards de yuans (environ 13,5 milliards d’euros) dans le développement de son marché de l’intelligence artificielle au cours des trois prochaines années.

L’objectif est de dynamiser son économie et pallier son retard,  en misant sur le développement et l’innovation des robots, des assistants domotiques, des voitures intelligentes, des systèmes autonomes ou encore des objets connectés.

En février 2016, le gouvernement a inauguré un laboratoire d’intelligence artificielle en partenariat avec Baidu, le principal moteur de recherche chinois. Trois mois plus tard, la Commission nationale du développement des réformes salue les avancées de Baidu, qui a annoncé en 2015 avoir battu Google dans la reconnaissance d’images automatisée. Sa machine avait été en mesure de décrire 100 000 images avec une précision de 95,42% de précision contre 95,2% pour le géant américain.

La Chine compte des entreprises de plus en plus importantes dans le secteur des nouvelles technologies tels que Huawei, Alibaba ou encore Xiaomi. D’ailleurs, « les pouvoirs régionaux et le gouvernement central soutiennent cet effort en faveur de l’intelligence artificielle« , a déclaré Rui Yong, responsable du pôle technologique chez le fabricant d’ordinateurs Lenovo, en marge d’une conférence à Shanghai, en juillet 2017.

« Nous devons prendre l’initiative pour nous attaquer résolument à cette nouvelle étape du développement de l’intelligence artificielle et avoir une avance en termes de compétitivité« , a souligné le gouvernement.

Cependant, « pour l’instant, le plus grand écart entre la Chine et les têtes de file de l’intelligence artificielle, c’est notre grave pénurie de professionnels de l’intelligence artificielle, et nous sommes prêts à travailler avec les services de l’éducation pour former de jeunes professionnels sur le terrain« , a souligné Li Meng, vice-ministre du ministère des Sciences et technologie.

La réserve actuelle d’expertise du pays en matière d’intelligence artificielle « ne répond pas à la demande pressante en intelligence artificielle à l’heure où le pays connait un progrès social et économique rapide« , a précisé ce dernier.

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