Face à l’impact du ralentissement économique de la Chine, Alicia Bárcena, secrétaire exécutive de la CEPALC, a préconisé « une meilleure intégration des marchés régionaux, afin de répondre à l’augmentation de la demande des consommateurs, de réaliser des économies d’échelle et d’attirer des investissements directs étrangers plus substantiels, parallèlement à des mesures destinées à intensifier la concurrence et à améliorer l’accès aux chaînes de valeur mondiales ».

En effet, sur le long terme la baisse de la demande de matières premières de la Chine va peser sur les économies émergentes, déjà fragilisées par des crises politiques et touchées par la diminution des cours de ces produits. Selon les projections du rapport, la croissance des exportations de l’Amérique latine se tassera à 4% d’ici 2030, contre 16% actuellement, pour les métaux et l’énergie, et à 3%, contre 12% actuellement, pour les denrées alimentaires.

fond_blanc - Copie - Copie« Si les économies d’Amérique latine et des Caraïbes veulent mettre à profit la dynamique créée par les opportunités découlant de la nouvelle normalité de l’économie chinoise et rester compétitives, elles doivent d’abord continuer de déployer des politiques de développement innovantes », afin de mieux répondre à la demande interne chinoise, en particulier dans l’industrie agroalimentaire et les services.

Pour l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE),  il est indispensable pour les dirigeants latino-américains, « face au renforcement du capital humain de la Chine« , de mettre en place des politiques publiques réelle et de mettre en oeuvre une stratégie de développement des compétences et d’innovation. En effet, d’ici 2030, la Chine comptera près de 200 millions de diplômés de l’enseignement supérieur, soit deux fois plus que l’Amérique latine.

Raison pour lesquelles, « l’Amérique latine et la Chine doivent œuvrer ensemble au renforcement d’une relation dynamique, durable et stratégique, sur la base d’un agenda commun ». Il s’agira également de « favoriser la symétrie dans les relations commerciales, les transferts de technologie et les investissements stratégiques », a indiqué Enrique García, président de la Banque de développement de l’Amérique Latine (CAF), lors de la présentation du rapport de l’OCDE sur les Perspectives économiques de l’Amérique latine 2016, en décembre 2015.