Hier s’est ouvert la Foire International Asia-OI dans la Grande Ile, au Parc des expositions de la Zone Forello, où plus de 400 investisseurs asiatiques, malgaches, seychellois, réunionnais, mahorais et mauriciens assistent à différentes expositions ventes, ainsi qu’à un grand forum économique, et à des réunions sur le B2B et le B2C, afin de mieux connaître le marché asiatique pour les uns, et le marché malgache pour les autres.

Dominichini Ramiaramanana, dirigeant de Première ligne, organisatrice de la foire, a expliqué lors d’une conférence de presse à l’hôtel Le Louvre, le 16 mars, que « ce sera la première fois que ces opérateurs seront à Madagascar. Ils auront besoin de connaître d’avantage sur le pays et les lois régissant l’investissement« .

Raison pour laquelle, les organisateurs ont mit en place un « forum économique qui rassemblera tous les acteurs publics. Ceci pour qu’ils présentent l’offre gouvernementale en matière des règles du jeu à porter à la connaissance des investisseurs privés avec lesquels pourront être étudié toutes les formes de partenariat d’affaire« .

Foire internationale ASIA-OI du 17 au 20 mars 2016, à Madagascar

Foire internationale ASIA-OI du 17 au 20 mars 2016, à Madagascar

Les investisseurs trouveront des réponses sur les différentes règlementations telles que le code minier, les accords de partenariat, etc., afin « d’améliorer le climat des affaires ». D’ailleurs, « nous devons par ailleurs montrer que la règle est la même pour tous et qu’il n’y a pas de géométrie variable« , a indiqué Dominichini Ramiaramanana.

Le but de ce premier forum est de créer « une plate-forme économique de médiation entre les entreprises de l’Asie et celles des pays de l’Océan Indien« . Des milliers d’hommes d’affaires en provenance de la ZOI (Madagascar, Maurice, Seychelles, La Réunion, Mayotte), côtoient des milliers d’opérateurs provenant à 30% de Chine, mais aussi de Birmanie, du Cambodge, de Corée du Sud, d’Inde, d’Indonésie, du Japon, du Laos, de la Malaisie, du Pakistan, ses Philippines, de Singapour, de la Thaïlande et du Vietnam.

Un tremplin pour Madagascar

madagascarLa Foire International Asia-OI est surtout un « espace de promotion spécifique des produits asiatiques » mit en place « sur le volet B2C » et « un espace qualifié de l’artisanat export de produits malgaches ». En effet, « les asiatiques apprécient nos produits artisanaux », a indiqué l’organisateur de la foire.

Pour satisfaire la demande, « une dizaine de containers de produits artisanaux partent chaque mois de Madagascar vers l’Asie. Vu cet intérêt, nous voulons donner un coup de pouce au secteur. La nouvelle loi sur l’artisanat sera d’ailleurs étalée pendant le forum« , a expliqué Dominichini Ramiaramanana.

Cette foire permettra aux opérateurs malgaches de trouver de nouvelles opportunités d’échanges, et d’ailleurs, il s’agit d’une « occasion pour de nouvelles entreprises asiatiques de reconquérir le marché malgache, surtout devant l’émergence du commerce européen« , a souligné ce dernier.

Jusqu’au 20 mars 2016, les débats seront surtout axés sur le développement agricole, l’industrialisation à travers la zone économique spéciale, la mise en place des infrastructures et le tourisme.

Les acteurs du secteur privé espèrent ainsi développer durablement l’économie du pays, car la croissance malgache a été assez faible en 2014 (3%), selon la Banque africaine de développement (BAD). Cette dernière a estimé un redressement de la croissance en 2015 et 2016, « grâce à des réformes sur la gouvernance et l’environnement des affaires, et au dynamisme de plusieurs branches dont l’industrie extractive, l’agriculture et le tourisme ».

Mais, « dans les 50 prochaines années, le développement de Madagascar sera possible grâce à une relation intelligente avec l’Asie« , a considéré Dominichini Ramiaramanana. D’autant plus que l’économie du pays est encore en pleine de restructuration depuis 2009.

L’Asia-OI représente un réel tremplin pour des partenariats et des échanges commerciaux avec les pays asiatiques, avec entre autre la création annoncée de zones économiques spéciales, afin d’engager Madagascar et l’espace du Sud-ouest de l’Océan Indien dans une nouvelle dynamique. Pour cela, certains opérateurs comptent sur le « Business to Business » (B2B) et de « Business to Consumer » (B2C) pour assurer l’accroissement économique malgache.