L’opérateur portuaire chinois Dalian Port Corporation a lancé le 16 janvier les travaux de construction d’une zone de libre échange à Djibouti, en présence du président Ismail Omar Guelleh.

En mars 2016, un accord relatif à cette plus grande zone franche d’Afrique a été signé, afin de développer le commerce entre la Chine et l’Afrique et l’ensemble du Globe.

Djibouti possède une position stratégique, car le pays voit déjà transiter par son territoire 95% des importations de l’Ethiopie. Mais, le pays est surtout très proche du détroit de Bab Al Mandab, où transite 40% du trafic maritime mondial.

« Djibouti vise à devenir la porte d’entrée non seulement vers l’Ethiopie mais aussi le Soudan du Sud, la Somalie et la région des Grands Lacs », a indiqué Aboubaker Omar Hadi, président de l’Autorité des ports et zones franches, à l’agence de presse, Reuters.

« Cette nouvelle zone franche sera le premier réservoir d’emplois du pays, avec à la création de 15 000 emplois directs et indirects« . D’autant qu’elle devrait générer un chiffre d’affaires de 7 milliards de dollars (6,4 mds €) d’ici deux ans.

D’une surface de 42km², les travaux, financés par la société China Merchand Holding pour 7 milliards de dollars (6,4 mds €), devaient débuter en juillet pour une durée de 10 ans. Mais il faudra attendre janvier 2017 pour voir le lancement des travaux par Dalian Port Corp.

Dalian Port Corporation va exploiter la zone de libre échange, dont la construction sera essentiellement financée par la Chine, en coentreprise avec l’Autorité des ports et zones franches de Djibouti et une autre société chinoise, Merchants Holding.

La zone de libre-échange sera dédiée aux activités du commerce et de l’industrie, et sera dotée de salles de conférences et d’expositions, d’hôtels, de terminaux de croisière, ainsi que d’un parc pour l’industrie pétrolière.