La Chine a proposé une nouvelle liste d’animaux sauvages dans le cadre de la protection prioritaire de l’État et a commencé à recueillir l’opinion du public.

Pour la première fois depuis 1988, la liste de protection des animaux a été révisée. Publiée le 19 juin par l’Administration nationale des forêts et prairies et le ministère des Affaires agricoles et rurales, la liste fait partie des efforts de la Chine pour améliorer les réglementations sur la protection de la faune.

Selon la liste proposée, 55 animaux sauvages verront leur protection améliorée, passant du deuxième niveau au premier, en particulier le marsouin aptère du Yangtsé, le chat de la jungle, le phoque tacheté et le wapiti eurasien.

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Le macaque de l’Assam, le python birman, âne sauvage du Tibet, l’antilope du Tibet et le bouquetin de Sibérie verront en sens inverse leur niveau de protection passer du premier au deuxième nivea, afin de mettre en exergue des mesures de protection.

Ainsi, selon les statistiques de l’administration, l’âne sauvage du Tibet a vu une augmentation significative de sa population : dans le parc national de la Source des Trois rivières, l’un des principaux habitats de l’espèce, sa population totale était d’environ 40 000 à la fin de l’année dernière. La région abrite les eaux d’amont des fleuves Yangtsé, Jaune et Lancang (Mékong).

Les animaux placés au premier niveau bénéficient d’une plus grande protection et ne peuvent pas être capturés sans un permis délivré par un service de la faune au niveau national. Les animaux situés au deuxième niveau peuvent être capturés uniquement avec une approbation de niveau provincial, a précisé l’administration.

De plus, 347 espèces ont également été ajoutées à la liste, comme le macaque à joues blanches, la civette à grandes taches, la civette des palmiers d’Asie et l’ours paresseux. La liste a également prit en compte les espèces sauvages du pays dans la liste rouge de l’Union internationale pour la protection de la nature et donne la priorité aux animaux sauvages qui sont en danger critique d’extinction.

Parmi eux, le marsouin aptère du Yangtsé est classé comme en danger critique d’extinction par l’UICN en raison de l’activité humaine telle comme la pêche illégale et la remise en état des terres et ne compte maintenant, selon les statistiques officielles, qu’une population totale d’environ 1 000 têtes.