Des centaines de manifestants opposés au coup d’État du Myanmar ont manifesté le 10 février devant l’ambassade de Chine à Yangon, accusant la Chine de soutenir la junte militaire, malgré les dénégations chinoises.

Le 11 janvier 2021, le Conseiller d’État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi s’est entretenu à Nay Pyi Taw avec la Conseillère d’État et Ministre des Affaires étrangères du Myanmar Aung San Suu Kyi.

Les manifestants étaient muni de pancartes sur lesquelles étaient inscrit : «Soutenez le Myanmar, ne soutenez pas les dictateurs». L’ambassade de Chine au Myanmar a publié une déclaration sur Facebook rejetant les informations publiées sur Internet faisant état d’avions chinois faisant venir du personnel technique. Elle a assuré que les seuls vols étaient des vols de fret réguliers important et exportant des produits, tels que des fruits de mer.

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Interrogé sur les rumeurs selon lesquelles la Chine enverrait des équipements et des experts informatiques au Myanmar, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Wang Wenbin, a déclaré qu’il n’en avait pas entendu parler.

«Il y a eu de fausses informations et des rumeurs sur la Chine sur des questions relatives au Myanmar», a-t-il dit, rappelant que la Chine suivait la situation de près et espérait que toutes les parties garderaient à l’esprit le développement national et la stabilité.

La Chine a toujours été pointé du doigt concernant le Myanmar voisin, où elle a des intérêts économiques et stratégiques importants et a souvent soutenu la position du Myanmar contre les critiques occidentales.

Alors que les pays occidentaux ont fermement condamné le coup d’État du 1er février, la Chine s’est montrée plus prudente – soulignant l’importance de la stabilité. Certains médias d’État chinois ont qualifié la prise de contrôle de l’armée de «remaniement ministériel».

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La Chine a néanmoins accepté une déclaration du Conseil de sécurité de l’ONU qui appelait à la libération du dirigeant élu Aung San Suu Kyi et d’autres détenus et a exprimé sa préoccupation face à l’état d’urgence.