Les autorités de Beijing et Shanghai ont enregistré une hausse très nette du nombre de divorces, en 2013. Les couples veulent échapper à une taxe de 20% sur les plus-values immobilières instaurée pour contenir les prix de l’immobilier en limitant la spéculation.

Ainsi, près de 40.000 couples ont rompu leur contrat de mariage entre janvier et septembre 2013 à Beijing, soit une hausse de 41% par rapport à la même période de l’an dernier, selon des statistiques dévoilées par des responsables municipaux des affaires civiles.

They Kiss Again - Drama

« They Kiss Again » – Drama chinois sur un jeune couple marié

A Shanghai, les autorités locale ont annoncé que sur la même période, le nombre des divorces a bondi de presque 40% sur un an, pour atteindre plus de 44.000 procédures.

L’adoption en mars 2013 de cette nouvelle législation a poussé des milliers de couples à divorcer, car une lacune dans la loi permet aux couples possédant deux biens immobiliers de divorcer, de se partager les deux propriétés et d’en revendre au moins une sans impôt. Après la vente, les deux divorcés peuvent se remarier.

La hausse des divorces pour des raisons immobilières a pris une telle ampleur qu’un bureau des mariages de Shanghai a affiché une pancarte avertissant que : « Le marché immobilier est plein de dangers, réfléchissez-y à deux fois avant de divorcer.« 

Zhang Dawei, expert de l’agence immobilière Centaline China, a expliqué à l’Agence France Presse, que « certaines de ces personnes divorcent pour éviter de payer la taxe sur les plus-values« , parce qu’un divorce en bonne et due forme est « la seule échappatoire possible ». Mais, « ils se remarieront rapidement ensuite ».

« De multiples facteurs » expliquent la progression des divorces, comme les restrictions sur les achats d’appartements, et la taxe sur les plus-values qui « n’est qu’un nouvel épisode » mettant en avant une tendance croissante, a souligné Zhong Tao, avocat spécialiste des divorces basé à Shanghai à l’AFP.

Mais pour Zhang Dawei, les autorités ne peuvent plus revenir en arrière, parce qu’il s’agit d’une « zone grise » de la loi. « Il n’y a pas grand chose que le gouvernement puisse faire si un couple insiste pour divorcer », a-t-il souligné.