En Chine, des trafiquants de pangolins condamnés à de lourdes peine

par | Jan 6, 2021 | SCI/TECH, Zoologie

Le pangolin est l’une des espèces les plus braconnées de Chine, alors que cet animal serait soupçonné d’être à l’origine de la pandémie de Covid-19.

Le 5 janvier 2021, 17 personnes ont été lourdement condamnées pour un trafic de cette espèce en voie de disparition avec le Nigeria. De plus, 23 tonnes d’ écailles ont été découvert.

La justice chinoise a condamné à de lourdes peines 17 trafiquants qui avaient introduit depuis le Nigeria d’énormes quantités d’écailles de pangolin, une espèce en voie d’extinction.

Un tribunal de la ville portuaire de Wenzhou (est) a condamné les deux «cerveaux» du trafic à 14 et 13 ans de prison. Les autres membres du gang écopent de peines comprises entre quinze mois et douze ans d’ emprisonnement.

La contrebande, réalisée entre 2018 et 2019, était évaluée à 180 millions de yuans (plus de 22 millions d‘euros). Certains lots d’écailles étaient dissimulés dans des livraisons de gingembre, selon l’acte d’accusation.

L‘écaille de pangolin est prisée en Médecine Traditionnelle Chinoise pour ses vertus curatives. Raison pour laquelle, elle peut atteindre des prix très élevés.

Les pangolins ont été retirés en 2020 de la pharmacopée officielle chinoise, une décision qui a coïncidé avec l’apparition dans le pays du nouveau coronavirus.

Le pangolin, qui est l’ animal le plus pourchassé par les braconniers et les trafiquants dans le monde, est soupçonné d’avoir été l’hôte intermédiaire ayant permis la transmission du virus de la chauve-souris à l’espèce humaine. Cette hypothèse n’est pas prouvée pour le moment.

Le nouveau coronavirus – Covid-19 – a émergé en 2019 sur un marché à Wuhan où étaient vendus des animaux sauvages vivants, selon des scientifiques chinois. Au cours des derniers mois de l’année 2020, la Chine a interdit la vente d’ animaux sauvages pour la consommation alimentaire.

Le gouvernement a indiqué le risque de maladies transmissibles à l’homme, mais ce commerce reste légal à des fins de recherche scientifique ou pour la médecine traditionnelle.

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