Evergrande avait évité au moins deux fois un défaut de paiement en octobre après avoir finalement honoré des paiements obligataires.

Récemment, le groupe immobilier chinois Evergrande a réussi à lever 124 millions d’euros en vendant une participation dans une société de services internet, quelques jours avant une échéance de paiement d’intérêts, selon des données boursières.

Evergrande, qui traîne une ardoise estimée à 260 milliards d’euros, est l’un des plus gros promoteurs de Chine. Sa situation financière est scrutée avec inquiétude par les économistes et experts chinois et étrangers, car sa potentielle faillite pourrait plomber la croissance du géant asiatique.

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Evergrande a réussi à vendre une participation de 5,7 %, pour un total de 1,12 milliard de dollars hongkongais (124 millions d’euros), dans HengTen Networks Group, selon des données publiées par la Bourse de Hong Kong où est coté le groupe endetté.

Cette vente a été réalisée en trois transactions distinctes, à partir du 4 novembre. Elle intervient au moment où Evergrande fait face le 10 novembre à la fin d’un délai de grâce d’un mois pour un paiement obligataire en dollars – à hauteur de 128 millions d’euros.

Evergrande cherche depuis plusieurs mois à se délester d’actifs afin de se renflouer et de pouvoir payer ses dettes. La dernière vente a réduit la participation d’Evergrande dans la société de services internet de 26,55% à 20,82%, selon les documents boursiers.

Le géant chinois des jeux vidéo Tencent détient la plus grande participation dans HengTen Networks Group, avec près de 24% des parts. Evergrande a tenté de rétablir la confiance des investisseurs début novembre en annonçant avoir remis plus de 57 000 biens immobiliers à leurs acheteurs entre juillet et octobre.

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En septembre, des dizaines de propriétaires lésés, n’ayant pas reçu livraison de leur appartement, ainsi que des fournisseurs non payés, avaient manifesté devant le siège du groupe à Shenzhen (sud).

Après avoir laissé faire, les autorités craignent davantage l’agitation sociale en cas de faillite du promoteur, sans pour autant dire clairement si elles se porteraient ou non au secours de l’entreprise.