La 28e réunion des dirigeants des économies de la Coopération économique pour l’Asie-Pacifique (APEC) s’est déroulée dans un contexte de concurrence croissante entre la Chine et les États-Unis, les principales puissances économiques et militaires de la région.

Les tensions entre Pékin et Washington se sont en effet aggravées autour des questions de Taïwan, des droits de l’homme et du commerce et une rencontre virtuelle très attendue entre Joe Biden et Xi Jinping est prévue le 15 novembre.

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«Bien sûr, en tant qu’économies de l’APEC, nous accueillerions favorablement un dialogue continu entre ses membres», a déclaré la première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern, lors d’une interview avec le média canadien, LaPresse.ca.

Les États-Unis ont quant à eux proposé d’accueillir un sommet de ce Forum en 2023 afin de réaffirmer leur engagement envers la région. Mais les membres de l’APEC n’ont pas donné suite à cette offre, qui, selon la première ministre néo-zélandaise, reste à discuter.

De son côté, la Maison-Blanche a déclaré que Joe Biden avait profité de la réunion pour évoquer les «moyens de libérer la puissance économique de la région et d’approfondir l’engagement économique des États-Unis dans toute la région indo-pacifique».

«Le président Biden a réaffirmé notre volonté d’être un partenaire solide et fiable des économies de l’APEC dans leur quête d’une croissance soutenue et inclusive».

En octobre 2021, l’aviation chinoise a effectué un nombre record d’incursions dans la zone de défense aérienne de Taïwan et, le président Xi Jinping a mis en garde contre un contexte digne de la «guerre froide» dans la région Asie-Pacifique.

En réaction, le secrétaire d’État américain Antony Blinken a affirmé que les États-Unis veilleraient à ce que Taïwan puisse se défendre, afin d’éviter que quiconque «tente de perturber le statu quo par la force».

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«Les tentatives de tracer des démarcations idéologiques ou de former de petits groupes reposant sur la géopolitique sont vouées à l’échec», a déclaré Xi Jinping, ajoutant que « la région Asie-Pacifique ne peut ni ne doit retomber dans les confrontations et les divisions de la Guerre froide ».

Ces déclarations sont arrivées quelques heures après l’annonce surprise des États-Unis et de la Chine, au sommet de la COP26 à Glasgow, de redoubler conjointement d’efforts pour lutter contre le réchauffement climatique.

Xi Jinping n’a pas directement évoqué cet accord, mais a assuré que «nous pouvions tous nous engager sur la voie d’un développement durable à faible émission de carbone». «Ensemble, nous pouvons ouvrir la voie à un avenir plus vert», a-t-il déclaré.