Les exportations ont chuté de 7,3% sur un an en octobre, à 178,2 milliards de dollars (162,2 milliards d’euros), après un repli de 10% en septembre. Ce chiffre dépasse les estimations de l’agence financière Bloomberg qui s’attendaient à une baisse de 6%.

Les importations quant à elles ont reculé de 1,4% sur un an, à 129,1 milliards de dollars (117,4 milliards d’euros), signifiant une demande intérieure très précaire. Et l’excédent commercial s’est établi à 49,1 milliards de dollars en octobre, en recul sur un an, mais mieux que les 7,1 milliards de plus qu’en septembre.

Le commerce extérieur reste un pilier du PIB du pays et un moteur traditionnel de sa croissance. Raison pour laquelle, ces chiffres viennent confirmer la morosité de l’économie du pays, et  les effets des surcapacités industrielles ; l’essoufflement de la production ; l’envolée de l’endettement public et privé ; l’inquiétude du secteur immobilier.

« Après la très décevante série de statistiques commerciales en septembre, les chiffres publiés par les Douanes apparaissent rassurants », a indiqué à l’AFP, Julian Evans-Pritchard, analyste du cabinet Capital Economics. « Mais comme il est improbable que la croissance économique mondiale et celle de la Chine accélèrent nettement, les perspectives du commerce chinois à moyen terme restent délicates », a ajouté ce dernier.

« La marge pour une amélioration significative de la demande mondiale, et par conséquent des exportations chinoises, est probablement très limitée », a assuré ce dernier.