dimanche, juin 16

Shanghai, vulnérable à la montée du niveau des océans

D’après l’institut de recherche américain Climate Central, la 2nde ville du pays serait , en termes de population touchée, la plus vulnérable du monde à la montée du niveau des océans.

Dans un rapport datant de fin 2015, des chercheurs américains ont assuré que si le réchauffement planétaire se limite à 2°C, le niveau des mers et océans s’élèverait de 4,7m couvrant ainsi des territoires peuplés de 280 millions de personnes. Si le réchauffement était de 4°C, le niveau augmenterait de 8,9m et concernerait 600 millions d’habitants.

Or la Chine devrait être le premier pays concernés, car une montée des eaux toucherait 145 millions de chinois. Ainsi une hausse de 2°C de la température mondiale pourrait inonder 11,6 millions de shanghaïens, un record planétaire, note l’organisation. A plus de 4°C, 22,4 millions d’habitants seraient touchés, soit la quasi-totalité de la population de la municipalité, l’une des plus peuplées du monde.

De son côté, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), A indiqué que Shanghai fera partie des cités asiatiques les plus vulnérables aux inondations côtières d’ici 2070.

Les autorités tentent d’endiguer le problème, mais la situation reste inextricable, « nous avons souvent plus de 100 mm de précipitations par heure, mais n’avons la capacité d’en traiter que 36 mm« , a expliqué à l’Agence France Presse, Zhang Zhenyu, vice-directeur du Centre de contrôle des inondations de Shanghai.

Ce dernier a indiqué que « cette année avec le réchauffement climatique, la météo de Shanghai a connu un changement spectaculaire ». Pour répondre à l’urgence de la situation, la municipalité a décidé de lancer cette année la construction d’un tunnel, d’un coût de 5,3 milliards d’euros, afin de drainer l’excès de pluie, d’après l’AFP.

La ville, dont le nom signifie « Sur mer », doit également consolider 135 de ses 500km de digues maritimes. « Les efforts sont réels », mais englués dans la volonté politique de Beijing de faire absolument de la croissance.

« Le système permet certes aux autorités une mise en oeuvre ultra-rapide des décisions politiques. Mais la promotion des cadres dépend étroitement de leur apport à la croissance économique, ce qui crée un dangereux courtermisme dans la prise de décision« , a jugé auprès de l’AFP, Cleo Paskal, du centre de réflexion londonien Chatham House.Ce dernier pointe du doigt l’installation d’usines de traitement des produits toxiques près de zones d’habitation en bord de mer.

« Sur le long terme (…) il y a un risque énorme. Mais la décision prise par le responsable concerné sera enregistrée par le système comme un soutien à la croissance« , a précisé cette dernière.

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