Des milliers de Birmans ont fui vers la Chine en raison de combats entre les rebelles et l’armée dans une région séparatiste du nord de la Birmanie.

Des affrontements ont éclaté entre les forces de l’ordre et des rebelles dans le nord de l’Etat Shan, région secouée par une rébellion ethnique (KIA) située à la frontière avec la Chine.

Ces heurs ont fait 9 morts. Et près de « 3 000 Birmans habitant la région frontalière sont entrés en Chine pour fuir la guerre« , a annoncé le porte-parole de la diplomatie, Geng Shuang. « Lorsque les avions sont arrivés c’était chaotique. Lorsque les bombes sont tombés, nous nous sommes enfuis. Toutes les familles ont fui » a déclaré un témoin à CCTV. Des milliers se sont rendus à la frontière, où « les autorités locales les ont logés et ont fait hospitaliser les blessés », a indiqué Geng Shuang.

D’après la chaîne CCTV, « la fumée et les tirs à la frontière ont beau être sporadiques, ils ne semblent pas devoir s’arrêter de si tôt« , obligeant des milliers de birmans à devoir rester en Chine, une quinzaine de jours, voir plus.

Beijing a déposé des représentations auprès des autorités, après qu’un citoyen chinois a été blessé par une balle perdue dans des échanges de tirs, a déclaré Geng Shuang, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, le 21 novembre.

Ce dernier a annoncé la mise en place de mesures de sécurité, visant à renforcer le contrôle frontalier. « Nous espérons vivement que les parties impliquées dans les conflits feront preuve de retenue et cesseront immédiatement les opérations militaires afin d’éviter l’aggravation de la situation« , a indiqué Geng Shuang.

Le contrôle des ressources minières est l’une des raisons de ce conflit entre le gouvernement birman et l’Armée d’indépendance kachin (Kachin Independence Army, KIA), l’un des groupes armés ethniques les plus actifs dans ses combats avec le pouvoir central, qui tire une importante part de ses revenus du jade.

Les deux camps s’accusent mutuellement d’être à l’origine de la récente escalade de violence, tandis que le ministère chinois des affaires étrangères a lancé un appel au calme.

Le 2 novembre, le président Xi Jinping avait annoncé que son pays était prêt à « continuer de jouer un rôle constructif dans le processus de paix du Myanmar« .

Lors de sa rencontre avec le commandant en chef des Services de défense du Myanmar, le général Min Aung Hlaing, le président chinois avait alors affirmé que « la Chine prête une grande attention à la sécurité et à la stabilité dans les régions frontalières Chine-Myanmar« , appelant les deux parties à poursuivre leur longue amitié « paukphaw » (fraternelle).