Le gouvernement nord-coréen a récemment lancé une vaste campagne de rénovation de ces monuments et de nettoyage de ses pourtours par des militaires et ouvriers. L’objectif est d’attirer les touristes, notamment venus de Chine.

Une fresque a aussi été mise au jour avec des inscriptions : « l’armée des volontaires du peuple chinois, qui s’est battue avec nous sur cette terre et a défait l’ennemi commun ».

Leurs « exploits immortels (…) dureront éternellement », ainsi que « l’amitié forgée entre les peuples de la République de Chine et de la République populaire démocratique de Corée ».

En effet, la colonne représente la bataille entre les soldats chinois et nord-coréens contre l’armée américaine pendant la guerre de Corée (25 juin 1950 – 27 juil. 1953).

69 ans après que Mao Zegong a envoyé 1,7 million de « volontaires chinois » aider les troupes de Kim Il Sung, pour lutter contre les hommes du général Douglas MacArthur dans la péninsule, la Chine reste le principal allié diplomatique de Pyongyang.

Des hordes de touristes chinois font désormais le déplacement jusqu’à Pyongyang, pour visiter la « Tour de l’amitié », mais aussi l’Arc de Triomphe, la place Kim Il Sung, et la zone démilitarisée.

« Nos pays sont tous les deux communistes et je pense que davantage de Chinois viendront », a indiqué à l’Agence France Presse un enseignant originaire de Shanghai.

Le fils aîné de Mao Zedong, Mao Anying, est mort dans « la guerre pour résister à l’agression américaine et aider la RPDC ». Il décrivait les deux pays voisins comme « aussi proches que le sont des lèvres et des dents ».

L’actuel dirigeant nord-coréen, Kim Jong Un, a attendu six ans avant de se rendre en Chine après son entrée en fonction. Cette durée est le résultat des tensions entre les deux présidents, Kim Jong Un et Xi Jinping. Mais il engage un vaste tournant en rencontrant le président chinois, auquel il a rendu visite quatre fois.

D’après Simon Cockerell, directeur général de Koryo Tours, numéro un du marché pour les visiteurs occidentaux, il y a eu « une énorme augmentation du nombre de touristes chinois ».

Selon lui, des pointes de 2.000 arrivées par jour sont enregistrées : « c’est beaucoup trop, car il n’y a pas d’infrastructure pour accueillir autant de touristes, d’où quantité de problèmes avec les billets de train, les tickets d’avion, les chambres d’hôtel ».

Les autorités nord-coréennes ont donc fixé un plafond de 1.000 arrivées par jour, a précisé ce dernier.