Les importations de gaz naturel se sont envolées en janvier 2018, en raison de la surpression du chauffage au charbon dans certaines régions, dont Beijing.

Le pays a importé 7,77 millions de tonnes de gaz naturel le mois dernier, contre 5,8 millions en 2017, soit un bond de 33% sur un an, selon les chiffres des douanes publiés ce 8 février 2018.

Ce montant est quelque peu en dessous du niveau record de décembre 2017, qui s’est élevé à 7,89 millions de tonnes, mais bien au-dessus des 6,5 millions de tonnes importés en novembre 2017.

Le bond de janvier s’explique par la vague de froid exceptionnelle qui a touché ces dernières semaines le centre et le sud du pays. Mais aussi par les mesures drastiques du gouvernement pour lutter contre la pollution atmosphérique, et le souci d’éviter des pénuries avant les congés du Nouvel an lunaire à la mi-février.

Dans le nord, les particuliers comme les usines ont été obligé d’abandonner le chauffage au charbon, tandis que la vente de ce combustible traditionnel était restreinte ou interdite.

Face à l’incertitude vis-à-vis des infrastructures gazières et de l’approvisionnement énergétique suivraient, la demande en gaz a explosé ces derniers mois, créant des pénuries faisaient flamber les prix.

Malgré des capacités de stockage limitées, le gouvernement a renforcé ses achats de gaz auprès du Kazakhstan et du Turkménistan, principalement. Sur l’ensemble de 2017, les importations chinoises de gaz naturel (acheminements par navire et par gazoduc) ont gonflé de 27%.

En parallèle, le gouvernement a augmenté ses importations de pétrole brut de 20% sur un an en janvier, à 40,64 millions de tonnes, un record selon l’agence Bloomberg. Une progression alimentée par une forte demande des raffineurs indépendants chinois, dont le quota d’importation pour 2018 a été révisé en très forte hausse par les autorités.

Par ailleurs, la Russie a accru ses livraisons d’or noir à la Chine, en mettant en service début janvier un nouvel oléoduc reliant la Sibérie orientale à la Chine. L’Empire du milieu est ainsi devenu en 2017 le premier importateur mondial de pétrole brut, devant les Etats-Unis.