La dette globale du pays (privée et publique), hors secteur financier, atteint près de 235% du produit intérieur brut (PIB) fin 2016. Ce taux pourrait dépasser 290% d’ici à 2022, selon le Fonds monétaire international (FMI).

L’institution internationale a mit en garde contre les dangers financiers liés à une économie toujours dopée au crédit. Le gouvernement tente coûte que coûte de réduire les créances douteuses de ses banques, d’intensifier sa campagne contre la « finance de l’ombre » et de restructurer les groupes étatiques dépendant des financements publiques.

Face à la hausse mitigée de la production industrielle et des ventes au détail, les analystes présagent un ralentissement des mesures de relance et dépenses publiques. Toutefois, les investissements en capital fixe, baromètres des dépenses dans les infrastructures, ont augmenté de 7,3% sur un an, sur la période de janvier à octobre.

Enfin, la construction et l’immobilier, piliers de la croissance, continuent de s’effriter. Les investissements dans l’immobilier et les ventes d’appartements se sont de nouveau essoufflés en octobre, suite aux restrictions sur les achats de logements dans de nombreuses grandes villes, afin de contenir la flambée des prix.

La croissance économique a accéléré à 6,9% au 1er et au 2ème trimestre, puis progresser de 6,8% au 3ème, se trouvant donc en bonne voie de surpasser sa performance de 2016 (+6,7).

« Les statistiques de mardi confirment que la croissance chinoise en a terminé avec son rebond cyclique des trois premiers trimestres et reprend désormais en fin d’année sa tendance baissière« , a expliqué Yang Zhao, analyste de la banque Nomura.