jeudi, mai 23

JO Pékin : le Japon confirme sa décision de ne pas envoyer de représentants

Le Japon a décidé de ne pas envoyer de représentants gouvernementaux aux Jeux olympiques d’hiver en février 2022 à Pékin. Cette annonce intervient après le boycottage diplomatique des JO décidé par les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Australie, le Canada.

Le porte-parole du gouvernement japonais, Hirokazu Matsuno, n’a pas tenu à qualifier la décision de « boycottage », mais a déclaré: « nous n’avons pas prévu d’envoyer de représentants du gouvernement ».

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« Le Japon estime qu’il est important que les valeurs communes partagées par la communauté internationale, telles que la liberté, les droits de l’Homme et l’Etat de droit, soient également respectées en Chine », a-t-il affirmé.

La présidente du comité d’organisation des JO de Tokyo-2020, Seiko Hashimoto, se rendra en Chine, ainsi que le président du comité olympique japonais, Yasuhiro Yamashita, a précisé le porte-parole du gouvernement nippon.

Seiko Hashimoto ira à Pékin « pour exprimer gratitude et respect aux athlètes et aux autres personnes qui ont soutenu les Jeux de Tokyo » organisés l’été dernier, a-t-il ajouté.

Le Japon a pris cette décision après « un examen approfondi » de la question. Elle est intervenue après que les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Australie et le Canada ont annoncé un boycottage diplomatique des Jeux d’hiver de Pékin (4-20 février 2022) pour dénoncer des atteintes aux droits de l’homme en Chine.

La Chine a prévenu ces quatre pays occidentaux, qui enverront des athlètes aux Jeux mais pas de responsables officiels, qu’ils paieraient « le prix de leur mauvais coup », sans préciser quelles représailles étaient envisagées.

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Le porte-parole à Tokyo a souligné que « le gouvernement japonais ne pensait pas utiliser une expression particulière concernant la présence du Japon » aux JO d’hiver en Chine, tout en notant que la décision américaine ne comprenait pas l’expression « boycottage diplomatique ».

De son côté, Zhao Lijian, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, a salué la venue du « comité olympique japonais et des autres responsables concernés, ainsi que des athlètes japonais », tout en affirmant que la Chine « demande instamment à la partie japonaise d’honorer ses promesses de se soutenir mutuellement pour l’organisation des Jeux olympiques et de ne pas politiser le sport ».

Le Japon se trouve dans une position diplomatique délicate entre les Etats-Unis et la Chine, deux partenaires commerciaux cruciaux. Auparavant, Tokyo n’avait pas fait connaître sa position.

La Corée du Sud, un autre allié des Etats-Unis, a annoncé qu’elle ne boycotterait pas diplomatiquement les Jeux, invoquant la nécessité de continuer à coopérer avec la Chine.

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De son côté, la Russie considère le « boycott diplomatique » comme une tentative de politiser les jeux olympiques, et a confirmé que le président Vladimir Poutine irait aux JO d’hiver de Pékin.

Pour sa part, le Comité international olympique (CIO) a invoqué sa « neutralité » sur la question, refusant de commenter des « décisions purement politiques » et se réjouissant surtout de l’absence de boycott sportif.

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