Le président américain Joe Biden a exprimé le 10 février sa volonté de se doter d’une nouvelle stratégie militaire « ferme » face à la Chine, assurant que l’usage de la force devait « être un outil de dernier recours ».

La Maison Blanche

Ce dernier a également annoncé la création au Pentagone d’un groupe de travail chargé d’élaborer la stratégie à adopter face à la Chine, que les Etats-Unis considèrent comme leur adversaire stratégique numéro un.

« Ce groupe de travail va travailler vite pour (…) nous permettre de décider d’une direction ferme sur les questions liées à la Chine », a déclaré JOe Biden au cours de sa première visite au Pentagone.

« Cela va nécessiter un effort de la part de l’ensemble du gouvernement, une coopération entre les deux partis au Congrès et des alliances et partenariats solides », a ajouté Joe Biden. « C’est comme ça que nous pourrons répondre aux défis que pose la Chine ».

Ce groupe composé de 15 conseillers civils et militaires aura quatre mois pour présenter ses recommandations au ministre de la Défense, Lloyd Austin,. Ce groupe sera présidé par un ancien conseiller diplomatique de Joe Biden, spécialiste de la Chine, Ely Ratner.

L’objectif de ce groupe est de déterminer la position militaire des Etats-Unis dans le Pacifique afin de contrer les ambitions territoriales de la Chine; de développer la coopération avec les alliés; et de déterminer le genre de relations que les Etats-Unis souhaitent avoir avec l’Armée populaire de Libération, ou encore le genre d’armement à développer.

Cependant, Joe Biden a réaffirmé qu’il voulait donner la priorité à la diplomatie dans les relations avec les adversaires des Etats-Unis. « Je n’hésiterai jamais à faire usage de la force pour défendre les intérêts vitaux du peuple américain et de nos alliés lorsque ce sera nécessaire », a-t-il déclaré. « Mais je pense que la force doit être un outil de dernier recours, pas le premier ».

Cependant, le nouveau gouvernement américain a envoyé plusieurs avertissements à la Chine sur son expansionnisme en mer de Chine. Joe Biden a ainsi rappelé au Premier ministre japonais Yoshihide Suga « l’engagement indéfectible » des Etats-Unis à protéger le Japon, y compris l’archipel inhabité des Senkaku, appelé Diaoyu en chinois et revendiqué par la Chine.

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De son côté, le nouveau chef du Pentagone, Lloyd Austin, a estimé que la Chine était le « problème le plus difficile (…) et le plus complexe » pour les Etats-Unis, car Washington veut dissuader Pékin militairement mais coopérer avec la Chine économiquement.