Joshua Wong, le leader étudiant devenu le visage de la Révolution des parapluies, a été reconnu coupable ce jeudi 21 juillet, pour son rôle dans une manifestation précédant le mouvement de masse de septembre et octobre 2014.

En effet, le 28 septembre 2014, la veille de son arrestation, la police tirait 87 grenades de gaz lacrymogène sur les manifestants, la plupart étudiants. Jugée insupportable, cette violence a entraînait des milliers d’hongkongais dans la rue, déclenchant 79 jours d’occupation de plusieurs artères de la mégalopole.

Ce jeudi, un tribunal a reconnu coupable Joshua Wong d’avoir participé le 26 septembre 2014 à un rassemblement illégal. Ce dernier a également escaladé, avec d’autres étudiants, des barrières métalliques et est entré dans un complexe gouvernemental. D’après la justice, cette action aurait déclenché les manifestations, deux jours plus tard.

Umbrella_Revolution_icon_3.svgToutefois, l’origine des manifestations vient principalement de la réforme voulue par Beijing permettant d’élire au suffrage universel le chef de l’exécutif de Hong Kong. Celle-ci devait limité le choix à 2 ou 3 candidats présélectionnés par un comité acquis au PCC.

Malgré l’ampleur des manifestations, les contestataires n’ont obtenu aucune concession de la part des autorités hongkongaise et continentale. Toutefois, faute de majorité suffisante, la réforme a échoué en juin 2015 devant le parlement.

Joshua Wong, âgé aujourd’hui de 19 ans, encourt jusqu’à 5 ans de prison. En septembre 2015, le jeune homme expliquait dans une interview accordée au quotidien Le Temps que « j’ai encore confiance dans la justice hongkongaise. Je vais peut-être aller en prison, mais c’est le prix à payer. A Hongkong, je vois surtout que la liberté d’expression et la liberté académique sont sous pression depuis 2012 et l’arrivée au pouvoir de C. Y. Leung ».

A la tête de Scholarism, un groupe d’étudiants, Joshua Wong avait 17 ans lorsqu’il est devenu en quelques heures la figure charismatique du mouvement des parapluies. Il est désormais l’un des principaux opposants politiques au Parti communiste chinois, qu’il qualifie d’ »extrémiste« .

D’ailleurs, en avril 2016, ce dernier a créé avec des membres de Sholarism, un parti politique pro-démocratie, appelé « Demosistō« , dans le but de défendre le droit à « l’autodétermination » de Hong Kong.

D’ailleurs, parmi les fondateurs figurent Nathan Law, également condamné pour avoir incité ses camarades à manifester. Et Alex Chow pour y avoir participé. Les trois jeunes activistes ont été libérés sous caution, et devront comparaître, le 15 août pour connaître leur sentence.

Image de UNE : de gauche à droite, Nathan Law, Alex Chow et Joshua Wong.