Le premier ministre canadien Justin Trudeau a accusé le 12 mars 2017 la Chine d’inonder le marché mondial de l’aluminium et de l’acier avec des prix au rabais menant à une « concurrence déloyale » pour les sidérurgistes nord-américains.

Cette déclaration intervient quatre jours après l’annonce du président américain, Donald Trump d’exemption du Canada «pour le moment»  de nouveaux tarifs sur les importations américaines d’aluminium et d’acier.

D’après le président américain Justin Trudeau et lui-même sont «très préoccupés par les actions, surtout de la Chine, par rapport au dumping d’acier et d’aluminium sur le marché mondial»,  qui conduisent à une « concurrence déloyale« .

«J’ai dit aux Américains que je suis prêt à étudier avec eux les moyens d’en faire davantage» pour contrer ce «dumping», a souligné Justin  Trudeau lors de la visite d’une aluminerie de Rio Tinto au Québec.

Raison pour laquelle, le Premier ministre canadien a expliqué que son pays «a depuis longtemps des barrières significatives pour empêcher que de l’acier et de l’aluminium à bas prix viennent perturber nos marchés. Et surtout, viennent concurrencer de façon injuste nos travailleurs et nos industries».

En 2016, les Premiers ministres Justin Trudeau et Li Keqiang ont entamé des négociations en vue d’un accord de libre-échange entre le Canada et la Chine afin de doubler le commerce bilatéral d’ici 2025. D’autant plus que la Chine est le deuxième partenaire commercial du Canada, derrière les Etats-Unis.